Le conseil d’administration du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé une garantie partielle de crédit (GPC) de 200 millions d’euros pour soutenir le premier financement durable du Togo destiné à la mise en œuvre de projets verts et sociaux. L’annonce a été faite via un communiqué publié le 30 novembre 2024.
Selon la BAD, cette garantie partielle de crédit pour la mobilisation de financements durables en faveur du Togo — soutenue par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnels du groupe de la Banque — permettra au gouvernement de lever des financements durables de manière compétitive auprès de banques commerciales internationales, en diversifiant ses sources de financement et en allongeant son profil de maturité.
Le gouvernement togolais affectera les fonds à des projets et initiatives éligibles dans des secteurs alignés sur les Objectifs de développement durable des Nations unies et sur le Cadre de financement durable du pays, précise la même source, ajoutant que les secteurs comprennent la préservation de la biodiversité terrestre et aquatique, l’adaptation au changement climatique, l’agriculture, la foresterie et la pêche durables, et l’accès à une énergie décarbonée, fiable et abordable, entre autres.
« Cette intervention contribuera à l’approfondissement des marchés financiers grâce au tout premier financement durable du Togo, ainsi qu’à l’élargissement et à la diversification de la base d’investisseurs du pays », a déclaré Ahmed Attout, directeur du développement du secteur financier du groupe de la BAD.
« Le développement durable et l’action climatique doivent avancer dans la paix »
« Cette opération permettra de soutenir les efforts déployés par le Togo pour favoriser une croissance forte, équitable et inclusive », a précisé Wilfrid Abiola, chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour le Togo.
Prenant part aux travaux de la 29e Conférence des Parties sur le changement climatique (COP29) tenue le mois dernier à Bakou, le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé avait déclaré qu’ « il faut nécessairement penser des solutions spécifiquement africaines », en insistant sur l’intégration de la décentralisation et des investissements dans les infrastructures essentielles.
« Je pense qu’il est plus important que jamais de démontrer un leadership africain sur la question climatique en affichant une position unifiée. Il est essentiel que l’Afrique parle d’une seule voix. Soyons unis dans nos voix d’orientation afin que nous obtenions une place centrale et une écoute respectée dans les discussions ouvertes sur le climat. Une Afrique unie est une voix puissante qui rappelle que le développement durable et l’action climatique doivent avancer dans la paix », a-t-il dit.



