Le gouvernement éthiopien a relancé le processus d’attribution d’une deuxième licence privée de télécommunications. Dans un communiqué publié ce vendredi 30 juin, l’agence en charge des Communications (ECA) invite, en effet, les opérateurs de classe mondiale à se faire connaître dans le cadre d’un appel à qualifications pour la nouvelle deuxième licence nationale multiservices.
« Le secteur éthiopien des télécoms connaît de nombreux développements positifs depuis le début du processus de libéralisation, dont un solide cadre légal et réglementaire » et « un cadre légal de fourniture des Services financiers mobiles (MFS) », indique le document.
Dominé par l’opérateur public Ethio Telecom, le marché reste encore à l’image de l’économie, elle-même largement étatisée. En mai 2021, la première licence de télécommunications privée du pays a été attribuée au kényan Safaricom, à la tête d’un consortium qui comprend Vodafone et Vodacom, pour un montant de 850 millions USD.
La société a obtenu, en mai dernier – suite à une modification de la réglementation sur les systèmes de paiement–, une première licence de transfert d’argent mobile accordée à un opérateur étranger pour y déployer ses services financiers mobiles sur le modèle M-Pesa, très utilisé au Kenya.
Cette ouverture de l’économie éthiopienne s’inscrit dans le cadre d’une série de réformes engagées ar le Premier ministre Abiy Ahmed, au pouvoir depuis 2018, en vue de moderniser l’économie du 2e pays le plus peuplé d’Afrique avec population estimée à 120 millions d’habitants en 2021.



