Le ministère de la Santé de Tanzanie a annoncé le lancement de la première phase du programme d’assurance maladie universelle (AMU) à l’échelle nationale, ciblant en priorité les groupes vulnérables. Selon un communiqué officiel diffusé à cet effet, le programme lancé le 26 janvier 2026 vise à garantir des services essentiels à plus de 1,45 million de personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, les enfants, les femmes enceintes et les personnes handicapées.
À travers cette initiative, la Tanzanie rejoint un nombre croissant de pays africains cherchant à élargir l’accès aux soins de santé via des systèmes soutenus par l’État. Pour le gouvernement, ce programme s’inscrit dans le cadre d’une politique plus large visant à renforcer la protection sociale et à réduire les inégalités, constituant une étape clé des 100 premiers jours de la phase administrative actuelle.
Le ministre de la Santé, Mohamed Mchengerwa, a souligné que ce programme marque un tournant dans la fourniture des soins de santé. « Cette réforme témoigne de notre engagement à reconnaître l’accès aux soins comme un droit fondamental, et non comme un privilège. Elle jette les bases d’une protection durable pour tous les citoyens. » a-t-il déclaré.
Dans un premier temps, le gouvernement assurera une couverture complète à 276 004 ménages vulnérables, grâce à un ensemble de services essentiels d’une valeur de 150 000 shillings tanzaniens (environ 60 dollars) par ménage. La couverture s’étendra à un maximum de six membres par foyer, incluant le conjoint et les enfants de moins de 21 ans.
Les prestations seront accessibles via le système national d’orientation des patients, dans des établissements agréés par le Fonds national d’assurance maladie (NHIF). Le déploiement se fera progressivement, avec inscriptions et enrôlements coordonnés au niveau des villages, quartiers et zones urbaines.
Une plateforme numérique nationale unifiée sera mise en place pour gérer les inscriptions, le suivi des prestations et la délivrance des services dans tous les établissements. Ce système interopérable devrait être opérationnel dans trois à six mois, date à laquelle la deuxième phase du programme étendra la couverture à un public plus large, au-delà des groupes vulnérables initiaux.



