Société Générale annonce la suppression de 900 emplois, la fermeture de 100 agences et la numérisation de 80% de ses procédures internes.
Cette nouvelle cure d’amaigrissement vient s’ajouter aux 2 250 postes supprimés en 2016. En tout, 3 450 emplois manqueront à l’appel d’ici 2020, marquant un virage stratégique devant ancrer la banque dans le digital.
La banque entend ainsi épargner 1 milliard d’euros en accélérant la digitalisation de ses procédures avec en prime une concentration sur la clientèle fortunée, celle pouvant acheter plusieurs gammes de produits liés à l’ouverture d’un compte.
Frédéric Oudéa, le directeur général de la Société générale, l’exprime clairement dans son plan stratégique présenté ce mardi 28 novembre. Son établissement compte «tirer parti de l’expertise en banque privée au service des clients patrimoniaux et fortunés», et en retirer «plus de 200 millions d’euros de revenus supplémentaires d’ici à 2020».
L’austérité concerne tous les marchés sauf la Russie et l’Afrique, deux pôles de croissance où l’enseigne au logo rouge et noir entend se renforcer. Prise de court par le virage technologique, la banque avait réagi en rachetant Boursoroma. Une mauvaise pioche selon les analystes qui estiment que la la banque en ligne a un modèle déjà dépassé et nécessitant une mise à jour pouvant s’avérer coûteuse. C’est clair, au sortir de son programme «transform to grow», la SG doit être plus rentable. Ce qui selon d’aucuns renforce son statut de « proie idéale ».



