La Banque mondiale a acté, le 22 juin 2026 à Washington, le lancement du programme SIRA (Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations). Dotée d’une enveloppe de 642 millions de dollars (environ 360,1 milliards de FCFA), cette initiative régionale vise à améliorer l’employabilité des jeunes en Afrique de l’Ouest et du Centre, en accordant une priorité à l’insertion des jeunes femmes et des personnes déscolarisées.
Le même jour, un dialogue hybride s’est tenu au siège de la Banque mondiale à Abidjan entre la Société financière internationale (SFI) et des jeunes d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Josiane Kwenda, représentante résidente de la SFI en Côte d’Ivoire, a invité les jeunes à s’impliquer dans la transformation économique du continent, estimant que la jeunesse constitue « non pas un défi, mais une opportunité exceptionnelle pour le développement économique et social de l’Afrique. »
Le dispositif SIRA se déploiera dans trois pays pilotes avec des objectifs distincts. La Côte d’Ivoire prévoit de former plus de 900 000 jeunes dans le cadre de son Plan national de développement 2026–2030. La Guinée vise à toucher 2,7 millions de jeunes pour accompagner sa Vision Simandou 2040. Le Cabo Verde cible près de 50 000 bénéficiaires pour faciliter l’accès à des emplois de qualité.
Cette mobilisation répond à une pression démographique : environ six millions de nouveaux entrants arrivent chaque année sur le marché du travail dans la région. Face à des systèmes éducatifs parfois déconnectés des besoins du marché, le projet SIRA se présente comme un levier pour aligner les compétences des jeunes sur les exigences des entreprises et favoriser leur insertion professionnelle.



