Les compagnies d’assurance-vie membres de l’Association for Savings and Investment South Africa (ASISA) ont maintenu en 2025 un niveau élevé de règlement des sinistres. Selon les données publiées par l’organisation, 94,1 % des demandes d’indemnisation liées au décès ont été acceptées et réglées au titre des contrats d’assurance-vie individuelle, de l’assurance-crédit, de l’assurance obsèques et des anciennes polices d’assurance-vie universelle.
Au total, les assureurs ont versé 44,2 milliards de rands, soit environ 2,7 milliards de dollars, aux bénéficiaires en 2025, contre 39,5 milliards de rands, soit près de 2,4 milliards de dollars, en 2024. Si le taux de règlement recule légèrement par rapport aux 95,6 % enregistrés l’an dernier, il reste conforme à la moyenne observée sur les cinq dernières années, comprise entre 94 % et 96 %.
L’ASISA précise que les statistiques de 2025 intègrent, pour la première fois, les données relatives à l’assurance en cellule captive dans le segment de l’assurance-crédit. Ce modèle est fréquemment utilisé par les enseignes de distribution qui proposent, sous la licence d’un assureur, des couvertures associées aux achats à crédit de biens de consommation, tels que des meubles ou des appareils électroménagers.
L’assurance-vie affiche les meilleurs taux de règlement
Les contrats d’assurance-vie traditionnelle continuent d’enregistrer les meilleures performances en matière d’indemnisation. En 2025, 96 % des demandes de prestations décès ont été honorées dans cette catégorie, tandis que les anciennes polices d’assurance-vie universelle ont atteint un taux exceptionnel de 99,9 %.
Cette performance s’explique notamment par des procédures de souscription plus rigoureuses en amont de l’émission des contrats. Les assureurs procèdent généralement à une évaluation du risque fondée sur des questionnaires médicaux, des informations relatives au mode de vie et, dans certains cas, des examens de santé. Lorsque des demandes sont rejetées, la principale cause reste l’omission ou la dissimulation d’informations essentielles lors de la souscription.
L’assurance obsèques et l’assurance-crédit demeurent solides
Le taux de règlement des contrats d’assurance obsèques s’est établi à 93,2 % en 2025, un niveau légèrement inférieur à celui de l’assurance-vie classique, mais qui demeure élevé au regard des standards du marché.
De son côté, l’assurance-crédit a affiché un taux moyen d’indemnisation de 93,1 %. Les refus de prise en charge sont généralement liés à l’expiration de la couverture, souvent consécutive au non-paiement des primes ou au remboursement intégral du prêt couvert par le contrat.
Ces résultats témoignent de la solidité du secteur sud-africain de l’assurance-vie et de sa capacité à honorer ses engagements financiers envers les assurés et leurs bénéficiaires, dans un contexte où la protection financière des ménages reste un enjeu majeur.



