Le Tribunal de commerce a rendu sa décision dans le litige opposant la Société Générale des Transports (SOGETRANS SAU), représentée par la SCPA Ba et Omais, à Banque Atlantique Sénégal SA et plusieurs autres parties. Une décision qui marque un nouveau tournant dans ce dossier financier suivi depuis plusieurs années dans les milieux économiques et bancaires sénégalais.
Dans son verdict de ce mercredi 6 Mai, la juridiction a confirmé que l’entreprise demeure redevable d’une somme principale de 7,498 milliards de FCFA, conformément aux termes de la convention de restructuration conclue le 8 février 2016 avec ses partenaires financiers. La verdict est tombé après que le tribunal a préalablement rejeté l’ensemble des demandes formulées par SOGETRANS. et homologué le rapport d’expertise établi par Me Babacar Ndiaye, pièce centrale de la procédure.
Au cœur du contentieux, des engagements financiers contractés dans le cadre d’une opération de restructuration de dette. SOGETRANS contestait aussi bien le montant retenu que certaines conclusions de l’expertise judiciaire ordonnée dans le dossier. Mais après examen des différents éléments produits à l’audience, le Tribunal de commerce a finalement validé les conclusions de l’expert judiciaire, confortant ainsi la position défendue par Banque Atlantique Sénégal SA.
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur la situation financière de l’entreprise, dans un contexte où les contentieux bancaires liés aux restructurations de dettes restent particulièrement sensibles dans l’espace UEMOA.
A préciser que SOGETRANS opère dans les secteurs du transport, du transit et de la logistique. L’entreprise intervient notamment dans le transport routier de marchandises, les opérations de transit douanier, l’entreposage ainsi que les services logistiques liés au commerce régional.
Dans une économie sénégalaise portée par les échanges commerciaux et l’activité portuaire, le secteur logistique demeure stratégique, particulièrement autour du Port autonome de Dakar, plateforme majeure pour les flux de marchandises en Afrique de l’Ouest.



