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Sénégal : le secteur privé « pas prêt à franchir » la ZLECA

A quelques semaines de l’entame des négociations concernant l’accord de la Zone libre échange continentale  (ZLECA), « le secteur privé sénégalais n’est pas encore prêt »  à franchir la ligne de ladite zone. « Nous ne sommes pas prêts mais nous nous préparons à l’être le moment venu », a martelé Ange Billong, président du conseil présidentiel de l’investissement…

A quelques semaines de l’entame des négociations concernant l’accord de la Zone libre échange continentale  (ZLECA), « le secteur privé sénégalais n’est pas encore prêt »  à franchir la ligne de ladite zone.

« Nous ne sommes pas prêts mais nous nous préparons à l’être le moment venu », a martelé Ange Billong, président du conseil présidentiel de l’investissement et  membres du Conseil National du Patronat du Sénégal.

Mr Billong s’exprimait en marge d’une session d’informations et de sensibilisation au profit du secteur privé, des parlementaires et de la société civile organisée, mardi 22 mai à Dakar, organisé  par le Comité National des Négociations Commerciales Internationales (CNNCI).

L’entrepreneur explique  que  pour bien se positionner dans la zone de libre échange,  «il faut accompagner les investisseur et les chefs d’entreprises à pouvoir se développer et produire au moins l’équivalent de ce que les entreprises doivent importer dans le respect des règles et  des lois qui puissent permettre au secteur privé d’être compétitif ».

Le président du conseil présidentiel de l’investissement estime que  «les entreprises sénégalaises ne sont pas encore suffisamment structurées, ni prêtes pour aller à l’aventure. Le secteur privé dans sa globalité n’est pas encore prêt».

A en croire Alioune Sarr, ministre sénégalais du commerce, «  la ZLECA est un enjeu important pour le Sénégal. Ainsi, un certains nombres de secteurs seront libéralisés à 90 % et 10% seront exclus de la libéralisation ».

C’est pourquoi,  « la rencontre avec le secteur privé  va permettre d’identifier les secteurs sensibles afin de les exclure de la libéralisation et de mettre à niveau les entreprises locales ».

Au terme des échanges, dix secteurs  sensibles considérés comme importants dans l’économie sénégalaise  seront identifiés comme secteur à ne pas libéraliser notamment les secteurs financier, bancaire, télécom, transport aériens etc.

Après l’identification des desdits secteurs, et l’analyse au niveau continentale,  le CNNCI compte mettre à niveau et  accompagner  les entreprises  à devenir de vrais acteurs de la ZLECA.

Toutefois,  d’après le ministre du commerce, des défis restent à relever notamment en matière de production, de compétence, et d’innovation …

Pour la présidente du CNNCI,  Aminata Assomme DIATTA,  «  un pays comme le Sénégal qui a un marché étroit a intérêt à avoir une large ouverture sur d’autres marchés  pour  attirer de grandes entreprises ».

Les entreprises seront accompagnées pour faire face à la concurrence des autres pays africains et pour aller  à la conquête d’autres marchés.

Pour rappel,  au mois de mars 2018 à Kigali (Rwanda), la majorité du continent a signé l’accord pour la mise en place de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECA), le plus grand marché de biens et de services depuis la création de l’OMC.

La ZLECA représente 1,2 milliard de consommateurs, avec un PIB potentiel de 2500 milliards de dollars, caractérisé par une population active jeune et en pleine croissance ainsi qu’une classe moyenne et une urbanisation en pleine expansion.

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