Le groupe français Vinci, un des leaders mondiaux des concessions, de l’énergie et de la construction, a annoncé lundi 9 janvier avoir démarré officiellement les travaux de construction du barrage hydroélectrique de Sambangalou, situé dans le sud-est du Sénégal, proche de la frontière guinéenne.
Dans son communiqué, la société indique que ce chantier a démarré après les travaux préparatoires lancés en fin septembre dernier.
Le futur barrage, dont les travaux sont prévus pour une durée de 4 ans, va disposer d’un réservoir de 108 m de haut d’une capacité de 4 milliards de m3 et une puissance installée de 128 MW. L’électricité produite sera distribuée au travers du réseau électrique des 4 pays membres de l’Organisation pour la mise en Valeur du Fleuve Gambie (OMVG), pour lequel Vinci Energies déploie actuellement plusieurs centaines de kilomètres de lignes à haute tension.
Cet édifice prévoit, par ailleurs, la production d’énergie renouvelable et l’irrigation de 90 000 ha de terres agricoles en aval, près de Kédougou, dans le sud du Sénégal. Respectueux de l’environnement, indiquent ses promoteurs, il contribuera également à l’approvisionnement en eau potable des localités environnantes.
Sur ce chantier, souligne le communiqué de Vinci, la préservation de la biodiversité, érigée en priorité absolue, inclut des mesures pour préserver l’habitat des chimpanzés ainsi que le parc national du NiokoloKoba, l’un des derniers sanctuaires d’animaux sauvages en Afrique de l’ouest.
Présente dans près de 120 pays, l’entreprise a fait savoir qu’elle utilisera des matériaux locaux bas carbone pour la construction des bâtiments. Pour un coût initial estimé à 388 millions d’euros, le chantier mobilisera près de 1200 personnes au pic de l’activité.



