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Sénégal: deux nouveaux ports dans les cartons

Le Sénégal envisage de se doter de deux nouveaux ports (Ndayane et Sendou)  pour suppléer au Port autonome de Dakar, quasiment asphyxié par le volume du trafic et laissé en rade par les ports de Lomé, Lagos, Tema et  Abidjan.  Ainsi, le port de Ndayane (5O km au Sud de Dakar) , dévolu à DP…

Une vue du futur port de Sendou

Le Sénégal envisage de se doter de deux nouveaux ports (Ndayane et Sendou)  pour suppléer au Port autonome de Dakar, quasiment asphyxié par le volume du trafic et laissé en rade par les ports de Lomé, Lagos, Tema et  Abidjan. 

Ainsi, le port de Ndayane (5O km au Sud de Dakar) , dévolu à DP Word, démarrera au courant de 2019 pour un investissement estimé à 2 milliards de dollars  dans le cadre d’un PPP innovant.   « Nous sommes en train de finaliser les accords avec les partenaires stratégiques pour la construction du port de Ndayane qui, dans sa première phase (2019 et 2020), nécessitera plus de 500 milliards de FCFA (926 millions de dollars)  », a déclaré  Ababacar Sadikh Bèye, directeur général du Port Autonome de Dakar (PAD), le 8 décembre,  de passage à la foire de Dakar (CICES).

 

Conçu sur 1800 hectares, le  futur port sera adossé à une  Zone économique spéciale appelée à être la  plus grande du pays.  Le tirant d’eau du port de Ndayane sera de 20 m,  ce qui lui vaudra largement le qualificatif de « Port en eaux profondes » aux côtés de Lomé et Kiribi.

Quant au port de Sendou et à ses 500 hectares d’assiette foncière, il est développé par Dam Diané (Senegal Minergy Port),  un acteur privé qui a fait fortune dans l’industrie textile puis aux Etats Unis. D’un investissement de 500 milliards de Franc CFA sur une concession de 25 ans, le port minéralier et vraquier  sera livré d’ici 2021 sans financement ni garantie de l’Etat, mais avec le soutien de l’un des plus grands groupes américains dans le domaine des  hydrocarbures.

Déjà, la  partie hydrocarbures  prend forme, a constaté Financial Afrik,  qui a visité le chantier , le 20  octobre dernier, à la rencontre du promoteur et des  parties prenantes.

Le marocain Afriquia et le suisse Addax se sont déjà positionnés sur la construction des centres de stockage.  Il en est de même du sénégalais Itoc, engagé sur un centre de stockage du butane.  Les  ICS (Industries chimiques du Sénégal) quant à elles envisagent de relier le port par leurs propres rails pour pouvoir acheminer leurs exportations.

La jetée sera livrée dans 13 mois par MGE, propriétaire de TSE, engagée dans la partie métallique du chantier du Train express régionale (TER). A terme, le port atteindra un tirant d’eau de 15 m pour un linéaire de quai de 280 mètres.  

Avec ces deux ouvrages, le Sénégal espère se replacer sur l’échiquier portuaire de la côte Atlantique africaine.  Une bataille qui se jouera aussi dans un cadre global sur la connectivité, l’état des infrastructures routières et ferroviaires et la fluidité des procédures portuaires.   

 

 

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