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RDC : Gécamines va réviser ses contrats de partenariat miniers

C’est sur un ton menaçant et presqu’amer que Yuma-Mulimi Albert Yuma, le président du conseil d’administration de la Gécamines, a annoncé ce lundi, la révision de ses contrats miniers avec ses partenaires. Les dirigeants de la Générale des Carrières et des mines (Gécamines), groupe etatique congolais  de prospection, de recherche et d’exploitation des gisements miniers,…

C’est sur un ton menaçant et presqu’amer que Yuma-Mulimi Albert Yuma, le président du conseil d’administration de la Gécamines, a annoncé ce lundi, la révision de ses contrats miniers avec ses partenaires.

Les dirigeants de la Générale des Carrières et des mines (Gécamines), groupe etatique congolais  de prospection, de recherche et d’exploitation des gisements miniers, veulent siffler la fin de la récréation. Dans son discours prononcé lundi 5 février lors de la conférence Mining Indaba qui se déroulement cette semaine au Cap (Afrique du sud), Yuma-Mulimi Albert Yuma n’est pas passé par 4 chemins pour l’exprimer au monde des mines venu nombreux l’écouter.

« Après plus d’une décennie de partenariats industriels, nous avons fait le constat d’un système structurellement déséquilibré en faveur de nos partenaires, qui ne permet ni au pays, ni à la Gécamines de percevoir une part suffisante de la richesse produite dans le cadre de l’exploitation des richesses de son sous-sol », a-t-il fait savoir.

Ce déséquilibre, a-t-il poursuivi, « est principalement le fruit d’une histoire qui a placé notre Etat dans une situation difficile et l’a contraint à négocier en position de faiblesse dès l’année 95, la cession de certains de ses principaux actifs miniers, à un moment où notre outil industriel national, dont la Gécamines était le principal acteur, avait été laminé par 10 années de conflits internes et régionaux et de sous‐investissement chronique ».

Elaboré en 2002 pour une libéralisation du secteur en RD Congo, le code minier a permis, « le développement d’un grand nombre de partenariats avec pour objectif de compenser l’incapacité du pays à générer comme par le passé des revenus nécessaires à sa construction ». Sauf que les résultats escomptés n’étaient pas au rendez-vous.

En exemple, évoque le PCA, « la Gécamines produisait à elle seule entre 450 et 500 000 tonnes de cuivre au milieu des années 80. Aujourd’hui, elle est partenaire minoritaire dans 12 joints ventures en production qui représentent à elles‐seules, un volume global de réserves de 32 millions de tonnes de cuivre et près de 3 millions de tonnes de cobalt, cédées par la Gécamines, et le traitement annuel de plus de 600 000 tonnes de cuivre ».

Mais ces partenariats entrés en production commerciale entre 2004 et 2009 pour les plus importants d’entre eux, « n’affichaient que des résultats négatifs, empêchant toute distribution de dividendes aux actionnaires », regrette-t-il.

Situation «inacceptable»
Au titre de l’année 2016, la société estime à 88 millions de dollars, ses revenus « sur un chiffre d’affaires cumulé de 2,59 milliards » pour ses partenaires.
« Cette Situation est inacceptable », s’est indingné M. Yuma-Mulimi. Et de poursuivre qu’elle prive sa société et l’Etat « de la possibilité de tirer des revenus raisonnables de ses propres mines, qui avaient été volontairement transférées à d’autres, au motif que leur gestion serait plus efficace et permettrait de tirer une meilleure rémunération finale de l’exploitation pour le pays ».

De grands cabinets à la rescousse

Dans sa nouvelle démarche, Gécamines s’est offert les services de grandes firmes internationales, à l’instar de PwC pour l’audit des Etats financiers, d’Ernst & Young pour la modélisation économique et financière des partenariats, et des cabinets Orrick Et Liedekerke pour l’aspect juridique.
« Si Les projections des études avaient été respectées, l’Etat aurait dû percevoir pour la période au minimum en seuls impôts sur les bénéfices 600 Millions de dollars pour la période des partenariats en production commerciale », a déclaré M. Yuma-Mulimi.

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