QatarEnergy a officialisé, ce dimanche 5 octobre, l’acquisition d’une participation de 27 % dans le bloc offshore North Cleopatra, situé en mer Méditerranée orientale, auprès de Shell. L’annonce a été faite par la compagnie pétrolière qatarie dans un communiqué.
Cette opération, qui reste soumise à l’approbation des autorités égyptiennes, marque « une étape importante dans la politique d’expansion internationale de la compagnie pétrolière nationale qatarie ». En effet, le bloc North Cleopatra, qui s’étend sur plus de 3 400 km² dans le bassin frontalier d’Hérodote à des profondeurs pouvant atteindre 2 600 mètres, est détenu à ce jour par Shell (36 % et opérateur), Chevron (27 %), QatarEnergy (27 %) et la société égyptienne Tharwa Petroleum Company (10 %). En conservant le rôle d’opérateur, Shell continuera de piloter les opérations d’exploration et de développement, assurant ainsi une continuité technique et stratégique dans la gestion du projet.
Un investissement stratégique
Cette transaction s’inscrit dans une dynamique régionale favorable à l’exploitation des ressources énergétiques en Méditerranée orientale, où plusieurs découvertes importantes ont été réalisées ces dernières années. L’acquisition par QatarEnergy d’une part significative dans ce bloc reflète la « volonté du pays de renforcer sa position dans les bassins offshore stratégiques », tout en diversifiant son portefeuille à l’échelle mondiale.
Pour rappel, depuis plusieurs années, QatarEnergy multiplie les acquisitions dans des zones à fort potentiel, notamment au Guyana, au Liban, en Namibie et en Afrique du Sud. Il est souligné que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la stratégie de Doha visant à asseoir sa stature de leader énergétique mondial, au-delà de son rôle historique de premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL).
Bien que les détails financiers de l’opération n’aient pas été rendus publics, cette prise de participation devrait permettre à QatarEnergy d’accroître ses réserves prouvées et d’améliorer sa rentabilité à moyen terme, compte tenu du potentiel du bassin d’Hérodote. En outre, l’accès à ce bloc offshore positionne la société pour bénéficier de la montée en puissance des exportations égyptiennes de gaz naturel vers l’Europe et d’autres marchés en pleine croissance.



