Orange SA a révisé à la hausse ses prévisions de bénéfice pour l’année, dopée par une croissance soutenue en Afrique et au Moyen-Orient. Malgré un chiffre d’affaires global en léger retrait, cette région s’impose plus que jamais comme le principal levier de performance du groupe. L’annonce faite ce mardi 29 juillet par le groupe télécoms…
Publié le 30 juillet 2025 · 2 min de lecture
A customer withdraws money at an Orange Money and Wave kiosk in Deux plateaux in Abidjan on January 20, 2023. (Photo by Issouf SANOGO / AFP)
Orange SA a révisé à la hausse ses prévisions de bénéfice pour l’année, dopée par une croissance soutenue en Afrique et au Moyen-Orient. Malgré un chiffre d’affaires global en léger retrait, cette région s’impose plus que jamais comme le principal levier de performance du groupe.
L’annonce faite ce mardi 29 juillet par le groupe télécoms fait état d’une hausse de 12,8 % du chiffre d’affaires dans la région au deuxième trimestre (T2) 2025, pour atteindre 2,09 milliards d’euros. Ce résultat dépasse largement ceux des autres zones géographiques du groupe.
Selon le géant français, cette croissance à deux chiffres prolonge une dynamique bien établie, marquée par un dixième trimestre consécutif de progression dans la région. Elle s’appuie sur l’essor d’Orange Money, l’expansion rapide des services data mobile (4G et débuts de 5G), une politique tarifaire adaptée et une forte implantation locale.
Alors que les revenus stagnent en Europe et reculent en France, la zone Afrique-Moyen-Orient s’impose comme le poumon de croissance d’Orange, illustrant la pertinence du recentrage stratégique sur les marchés émergents.
Globalement, Orange a enregistré un EBITDA après baux (EBITDAaL) de 3,20 milliards d’euros au deuxième trimestre, en hausse de 2,9 % sur un an, tiré en grande partie par la performance africaine. Sur le premier semestre, l’EBITDAaL s’établit à 5,675 milliards d’euros, en hausse de 3,8 %, ce qui a conduit le groupe à relever son objectif de croissance annuelle à “plus de 3 %”, contre environ 3 % initialement.
En revanche, le chiffre d’affaires total du T2 recule de 0,5 %, à 9,94 milliards d’euros, plombé par une baisse de 3,1 % en France et une contraction de 5,9 % dans les services aux entreprises.
Le groupe maintient ses objectifs de cash-flow organique minimum à 3,6 milliards d’euros pour l’année et confirme un dividende plancher de 0,75 euro par action pour 2025. Un acompte de 0,30 euro sera versé en décembre, preuve d’une politique de retour aux actionnaires compatible avec une croissance soutenue dans les zones clés comme l’Afrique.