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Oman Investment Authority : un fonds souverain dans le top ten mondial

Comment le fonds omanais s’est hissé parmi les dix plus performants au monde L’Oman Investment Authority (OIA), bras financier du Sultanat, s’est discrètement imposé comme l’un des dix fonds souverains les plus performants au monde, selon le classement 2025 de Global SWF. Avec un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars en 2024 et plus…

Comment le fonds omanais s’est hissé parmi les dix plus performants au monde

L’Oman Investment Authority (OIA), bras financier du Sultanat, s’est discrètement imposé comme l’un des dix fonds souverains les plus performants au monde, selon le classement 2025 de Global SWF. Avec un bénéfice net de 4,1 milliards de dollars en 2024 et plus de 53 milliards USD d’actifs sous gestion, l’OIA devient un acteur stratégique de la stabilité budgétaire et de la transformation économique d’Oman. .

Placée sous l’autorité directe du gouvernement, l’OIA a renforcé sa gouvernance et sa transparence, recevant les éloges de la Banque mondiale. Cette rigueur a permis de repositionner Oman dans la catégorie « investment grade » et d’asseoir la crédibilité du fonds sur les marchés internationaux.

Sa stratégie repose sur une architecture tripartite :

  • Le National Development Fund (NDF), orienté vers les projets domestiques prioritaires (énergie, logistique, mines, télécoms).
  • Le Future Generations Fund (FGF), centré sur les investissements internationaux innovants (IA, santé, fintech, transition énergétique).
  • Le Future Fund Oman (FFO), levier d’attractivité pour les investisseurs étrangers et de soutien aux champions nationaux.

Des résultats concrets : diversification et rendement

En 2024, le NDF a dépassé ses objectifs, investissant 4,9 milliards USD dans des infrastructures critiques, notamment le financement de centrales solaires de 500 MW et le développement du port de Duqm. Près de 68 % des fonds ont été orientés vers l’énergie. De son côté, le FGF a misé sur les secteurs d’avenir à l’échelle mondiale, avec 13 nouveaux fonds en portefeuille. Fait marquant : l’OIA est l’un des premiers investisseurs dans xAI, la start-up d’intelligence artificielle fondée par Elon Musk, gage de son ancrage dans la tech mondiale. Lancé en janvier 2024, le FFO (5,2 milliards USD) a déjà engagé 865 millions USD dans des projets phares comme l’usine de polysilicium de Sohar – bientôt la plus grande du monde hors Chine – et des co-investissements dans les chaînes de valeur des véhicules électriques et des technologies vertes.

L’année 2024 a aussi marqué un tournant dans la gestion des passifs : les entreprises du portefeuille OIA ont remboursé 4,7 milliards USD de dettes, dont 1,4 milliard en paiement anticipé par le groupe OQ. Les garanties souveraines sont tombées à 4,7 milliards USD, soit moitié moins qu’en 2023. Parallèlement, l’OIA a dynamisé le marché local avec la cession de six actifs (dont une IPO de 25 % d’OQ Exploration & Production), encourageant l’investissement privé et la participation citoyenne. Les PME omanaises ne sont pas en reste : elles représentent près de 20 % de la chaîne d’approvisionnement de l’OIA, soutenues par 28 millions USD de financements directs et des politiques d’achats ciblées.

Présent dans plus de 50 pays, le portefeuille de l’OIA reste toutefois à 63 % centré sur le territoire national. Ce positionnement illustre sa double ambition : renforcer la résilience économique d’Oman tout en capturant les tendances mondiales via des investissements dans la tech, les infrastructures numériques et les minéraux critiques.

En accueillant en 2024 le plus grand rassemblement mondial de fonds souverains à Mascate, l’OIA a confirmé sa stature internationale. À la croisée des ambitions économiques du Sultanat et des dynamiques globales, il s’impose désormais comme un modèle hybride de gestion souveraine, conjuguant rendement, innovation et développement durable.

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