Le secteur hôtelier africain franchit un cap dans sa structuration. L’Africa Hospitality Investors Council (AHIC), adossé à l’Energy & Environment Alliance (EEA), annonce la nomination de son président ainsi que la mise en place de son conseil d’administration fondateur, incarnant une volonté claire : organiser une voix unifiée des investisseurs du continent.
À la présidence, Olivier Granet, associé gérant et co-directeur général de Kasada Capital Management, s’impose sans comme figure de proue de cette nouvelle plateforme. Autour de lui, un board composé d’acteurs clés du capital hôtelier africain reflète la profondeur et la diversité des investissements déployés sur le continent : Kamal Bensouda (Atlas Hospitality Group), Lara Dupre (Aichti Hotels), Hamza Farooqui (Millat Group), Sofia Lopez Benhamida (RISMA), Paul Mack (Latitude Hotels), Julien Renaud (Onomo Hotels), Jameel Verjee (CityBlue Hotels) et Graham Wood (V&A Waterfront).
Positionné comme une instance indépendante au sein du réseau mondial de l’EEA, qui fédère plus de 50 000 actifs hôteliers pour une valeur estimée à 400 milliards de dollars, l’AHIC ambitionne de peser dans les arbitrages internationaux d’allocation de capitaux. L’objectif est clair : améliorer la lecture du couple rendement/risque, renforcer la transparence et contribuer à l’harmonisation d’un environnement encore marqué par la fragmentation réglementaire et les déficits d’infrastructures.
Dans un contexte de montée en puissance des investissements alternatifs, l’hôtellerie africaine apparaît comme un segment à fort potentiel, porté par les dynamiques démographiques, l’urbanisation et la montée des classes moyennes. Mais ce potentiel reste sous-exploité. En structurant le dialogue entre investisseurs et pouvoirs publics, l’AHIC entend combler ce déficit de coordination, faciliter l’émergence de projets viables et repositionner l’Afrique dans les portefeuilles globaux.
Au-delà de la mobilisation de capitaux, l’initiative s’inscrit dans une logique plus large de transformation du secteur : amélioration des standards de gouvernance, intégration des enjeux de durabilité et renforcement des chaînes de valeur locales. En toile de fond, un signal adressé aux marchés : l’investissement hôtelier africain entre dans une phase de maturité, avec des acteurs désormais organisés pour peser dans les grandes conversations globales sur le capital, la résilience et la croissance durable.



