Au Nigeria, les banques commerciales sont désormais contraintes par la Banque centrale de prêter plus aux clients, et de justifier d’ un ratio minimum de prêts/dépôts afin de stimuler l’économie.
En effet, dans une note adressée le 3 juillet 2019 aux banques qui exercent dans tout le pays, le directeur du contrôle de la Banque centrale, Ahmad Abdullah, a annoncé que toutes les banques de dépôts sont tenues de respecter un ratio prêts/dépôts minimum de 60% à compter du 30 septembre 2019.
« Pour encourager les PME, les secteurs de la vente au détail, l’hypothèque et les prêts à la consommation se verront attribuer une pondération de 150% dans le calcul de ce ratio prêt/dépôt. Le non-respect de ce ratio à la date fixée entraînera un prélèvement de trésorerie équivalent à 50% de l’insuffisance de prêt », lit-on dans la circulaire. Ce dernier précise que l’objectif est « d’accélérer la croissance de l’économie nigériane à travers l’investissement dans l’économie réelle ».
La décision intervient dans un contexte marqué par une reprise timide de l’économie quelques mois après une sortie de récession. Les banques sont encore frileuses à accorder des prêts aux particuliers et aux entreprises, privilégiant l’investissement dans des titres publics.
Réélu en février 2019 pour un second mandat, le président Muhammadu Buhari avec promis relancer la croissance économique dont le taux s’est établi à 1,9% en 2018, et les prévisions tablent sur des chiffres de 2,1% et 2,4%respectivement en 2019 et en 2021.



