Le ministre nigérian des Transports, Rotimi Amaechi, a dénoncé les retards dans le décaissement des prêts de la Chine pour financer les projets ferroviaires. Ajoutant que les discussions sont beaucoup avancées avec Standard Chartered Bank qui a approuvé un certain niveau de financement.
« Nous attendions que les Chinois nous accordent les prêts que nous avions demandés et jusqu’à présent, ils n’ont pas répondu. Le retard va-t-il prolonger notre mandat ? La réponse est non », affirme le ministre Amaechi.
Selon des organisations de la société civile, la Chine observe une prudence à cause de la hausse de la dette publique qui a atteint 4,1 milliards de dollars en septembre 2021. La grande partie de ces dettes est liée à des projets d’infrastructures (routes, les chemins de fer, électricité, télécommunications et agriculture).
D’après le Fonds monétaire international (FMI), la dette représentera près de 100% des recettes publiques en 2022, avec un ratio consolidé recettes publiques/PIB de 7,5%. Et le ratio dette/revenus du Nigéria passera de 85,5% en 2021 à 92,6% en 2022, selon l’institution basée à Washington.
Mais le gouvernement nigérian, par l’entremise du ministre des Finances, Zainab Ahmed, a réaffirmé que le pays n’avait pas de problème de dette, mais un problème de revenus. Tout en martelant qu’une dette d’environ 23% du PIB place le Nigéria parmi les taux les plus bas.



