Shell a donné son feu vert au développement d’un projet gazier offshore au Nigeria, en partenariat avec Sunlink Energies, marquant un nouveau jalon dans la stratégie du groupe anglo-néerlandais visant à renforcer sa présence dans le gaz naturel liquéfié (GNL) à l’échelle mondiale.
Baptisé projet HI, ce développement vise une capacité de production de 350 millions de pieds cubes standards de gaz par jour, destinée à alimenter les installations de GNL du Nigeria. Selon la déclaration faite ce mardi 14 octobre par le major pétrolier, ce gaz sera exporté vers les marchés internationaux via Nigeria LNG (NLNG), principal opérateur national dans le domaine du gaz liquéfié.
Découvert en 1985, le champ HI est situé à environ 50 kilomètres au large des côtes nigérianes, à une profondeur de 100 mètres. La mise en production est prévue avant la fin de la décennie, en ligne avec l’objectif de Shell d’augmenter ses volumes mondiaux de GNL de 4 % à 5 % par an d’ici 2030.
Dans cette coentreprise, Shell détient une participation de 40 %, tandis que Sunlink Energies en contrôle 60 %. Ce partenariat s’inscrit dans la volonté de Shell de se recentrer sur des actifs offshore et d’abandonner progressivement ses positions terrestres, confrontées à des défis opérationnels majeurs tels que les vols, les sabotages et les déversements.
« À la suite des récentes décisions d’investissement concernant le développement du champ en eaux profondes Bonga, cette annonce reflète notre engagement continu envers le secteur énergétique nigérian, en mettant l’accent sur le gaz intégré et l’offshore profond », a déclaré Peter Costello, président de Shell Upstream.
Shell détient par ailleurs une participation de 25,6 % dans Nigeria LNG, deuxième actionnaire derrière la société publique NNPC (49 %). TotalEnergies et Eni complètent l’actionnariat. Le mois dernier, est-il rappelé, le régulateur pétrolier nigérian a approuvé une transaction de 510 millions de dollars par laquelle TotalEnergies a cédé sa participation de 12,5 % dans le permis minier OML 118, qui abrite le champ Bonga, à Shell et Agip (filiale d’Eni).
Avec cette nouvelle phase d’investissement, Shell confirme son repositionnement stratégique dans le paysage énergétique africain, en misant sur les segments les plus résilients et prometteurs du secteur gazier.



