La compagnie pétrolière nationale NNPC Ltd a annoncé un bénéfice net annuel de 5,4 billions de nairas, soit 3,6 milliards de dollars, pour l’exercice 2024, en progression de 64 % par rapport à l’année précédente. Cette performance, relève-t-on, marque l’une des meilleures depuis la transformation de l’entreprise en société commerciale.
Selon son directeur général, Bashir Bayo Ojulari, ces résultats confirment « la dynamique positive » de la réforme structurelle engagée depuis 2022 ainsi que l’engagement des équipes à accélérer la modernisation du groupe.
La NNPC ambitionne de mobiliser 60 milliards de dollars d’investissements énergétiques d’ici 2030, d’augmenter la production pétrolière à 2 millions de barils par jour d’ici 2027, puis 3 millions de bpj d’ici 2030, et de porter la production gazière à 12 milliards de pieds cubes par jour à la fin de la décennie.
Ces objectifs interviennent alors que le Nigeria peine depuis plusieurs années à atteindre son quota OPEP+ en raison du vandalisme sur les infrastructures, du vol de brut et du sous-investissement. La production moyenne de 2024 s’est établie autour de 1,5 million de bpj, en dessous de la cible de 1,8 million de bpj, selon les chiffres de l’OPEP.
Pour les analystes, l’atteinte des ambitions de la NNPC dépendra de la capacité du pays à renforcer la sécurité des installations, restaurer la confiance des investisseurs internationaux et assurer un environnement réglementaire prévisible.
Rentable depuis 2020 – une première dans son histoire – la NNPC demeure néanmoins sous le regard attentif du législateur, qui scrute ses dépenses alors que l’entreprise poursuit sa transition vers un modèle pleinement commercial, en prélude à une future introduction en bourse.



