La Banque centrale du Nigeria (CBN) a relevé le statut réglementaire de plusieurs FinTechs et banques de microfinance majeures, une décision qui élargit leur champ d’action à l’échelle nationale tout en les soumettant à des exigences de supervision plus strictes.
Opay, Moniepoint Microfinance Bank, Kuda Bank, Palmpay et Paga figurent parmi les institutions concernées, selon un responsable de la CBN. Ces entreprises, qui opèrent principalement via des plateformes numériques et des réseaux d’agents, jouent un rôle croissant dans la distribution de services financiers au Nigeria.
La décision a été annoncée par Yemi Solaja, directeur du département de supervision des autres institutions financières de la CBN, lors de la conférence annuelle du Comité des chefs des opérations bancaires tenue lundi 26 janvier à Lagos. Il a indiqué que la mesure visait à encadrer des groupes dont l’expansion nationale avait précédé leur statut juridique.
Le régulateur a précisé que le modèle numérique ne dispensait pas les FinTechs d’une présence physique. La CBN impose notamment l’ouverture de bureaux dédiés à la gestion des plaintes, afin de renforcer la protection des clients, en particulier ceux issus du secteur informel.
Le passage au statut national entraîne un relèvement des exigences prudentielles, dont un capital minimum de 5 milliards de nairas (3,5 millions USD) pour les banques nationales de microfinance, ainsi que des standards opérationnels renforcés. Cette évolution s’inscrit dans une stratégie plus large de la CBN visant à contenir les risques liés à la croissance rapide de la finance numérique. En 2024, l’autorité avait sanctionné Moniepoint et Opay à hauteur de 1 milliard de nairas chacune pour des infractions aux règles de connaissance du client (KYC).



