Les autorités suisses ont annoncé, le 1er décembre 2025, l’inculpation d’un ancien cadre du Crédit Suisse devenue maintenant UBS, pour blanchiment d’argent dans une affaire liée à des entreprises publiques du Mozambique. La justice reproche à la banque d’avoir manqué à ses obligations de contrôle et de prévention.
L’affaire découle de prêts de plus de 2 milliards de dollars accordés en 2013 à trois entreprises publiques mozambicaines, prêts devenus centraux dans le « scandale de la dette du Mozambique ». L’accusation vise notamment un transfert de 7,9 millions de dollars redirigé ensuite vers des comptes aux Émirats arabes unis.
Le responsable de la conformité du Crédit Suisse aurait su que les fonds pouvaient être d’origine criminelle mais aurait empêché leur signalement au MROS, se contentant de mettre fin à la relation commerciale, ce qui aurait facilité le blanchiment.
Le Crédit Suisse n’a signalé ces transactions qu’en 2019, après l’ouverture d’une enquête du ministère américain de la Justice. Le procureur estime que cette réaction tardive prouve que la banque n’a pas pris les mesures raisonnables pour empêcher les opérations suspectes.
UBS, tenant désormais la responsabilité légale du Crédit Suisse, conteste fermement les accusations et entend se défendre. Deux autres personnes sont également poursuivies, illustrant l’ampleur de cette affaire qui continue de secouer le secteur bancaire suisse.



