La banque numérique britannique Monzo a commencé, le 23 juin 2026, à proposer à certains de ses clients des transferts d’argent vers le Nigeria, élargissant ainsi son offre sur un corridor de remittances parmi les plus actifs entre le Royaume-Uni et l’Afrique. Cette nouvelle fonctionnalité, intégrée à l’application, permet d’envoyer des nairas sans recourir à une plateforme tierce dédiée.
Le service s’appuie sur le partenariat de longue date entre Monzo et Wise, spécialiste britannique des paiements internationaux. Selon Condia, Wise a obtenu en mars 2026 un accord de principe de la Banque centrale du Nigeria pour opérer comme International Money Transfer Operator dans le pays.
Avec cette offre, Monzo se positionne sur le marché des transferts Royaume-Uni–Nigeria, où se confrontent déjà banques numériques, opérateurs historiques et fintechs spécialisées dans les envois de fonds. Le Nigeria reçoit environ 20 milliards de dollars par an de transferts de fonds, rappelle Condia, sur la base d’estimations de la Banque mondiale.
Ces dernières années, plusieurs fintechs nigérianes ont renforcé leur présence au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada pour capter une part de ces flux, en misant sur les besoins de la diaspora, la rapidité des transferts et des politiques tarifaires compétitives. L’arrivée de Monzo illustre l’intensification de la concurrence sur ce segment.



