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Mise en œuvre de l’ITIE : la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso atteignent un score « globalement modéré »

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont obtenu un « score globalement modéré » relativement à la mise en œuvre de l’ITIE, indique le conseil d’administration de  l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) dans son rapport 2023 publié ce lundi 15 avril. Dans les détails, l’instance souligne qu’Abidjan (80,5 points) a contribué à améliorer…

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ont obtenu un « score globalement modéré » relativement à la mise en œuvre de l’ITIE, indique le conseil d’administration de  l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) dans son rapport 2023 publié ce lundi 15 avril.

Dans les détails, l’instance souligne qu’Abidjan (80,5 points) a contribué à améliorer la transparence dans les secteurs minier, pétrolier et gazier. « La Côte d’Ivoire est l’un des principaux pays producteurs d’or en Afrique, avec une production d’environ 40 tonnes en 2020. La même année, près de 20 % des recettes totales des exportations du pays provenaient du secteur extractif, grâce à l’accroissement de ses activités minières. Le pays compte également sur ses champs pétroliers et gaziers pour approvisionner ses marchés national et régional en électricité produite à partir du gaz », rappelle l’ITIE.

En ce qui concerne le Burkina Faso crédité de 75,5 points, le conseil d’administration de l’ITIE relève que le pays, malgré les défis liés aux prises de pouvoir par les militaires, à la sécurité nationale et à la Covid-19, a réalisé « des progrès dans la divulgation d’informations détaillées sur la production, les exportations et les contrats dans le secteur minier, ainsi que dans la diffusion des principales constatations des rapports ITIE ».

« L’économie du Burkina Faso dépend fortement du secteur minier, qui représentait 16 % du PIB national, 84 % des exportations et 14 % des recettes gouvernementales en 2020. Le secteur est principalement dominé par l’extraction d’or, dont on estime qu’environ un quart est produit dans le cadre d’activités informelles d’exploitation artisanale et à petite échelle (EMAPE), qui sont réputées pour être sujettes à la contrebande et une source de financement du terrorisme », poursuit la même source.

Ces évaluations ont concerné, au total, 11 pays dont le Nigéria, le Congo et la Tanzanie. Elles ont permis de mettre en lumière les principales avancées et les opportunités de renforcer la transparence du secteur, l’engagement des parties prenantes et l’impact de la mise en œuvre de l’ITIE.

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