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Midad Energy déploie un projet pharaonique de 5,4 milliards de dollars en Algérie

Huit mois après la signature historique du 13 octobre 2025, le géant saoudien de l’énergie Midad Energy bascule en mode opérationnel sur le sol algérien. Le ministère de l’Énergie et des Mines a annoncé, ce mois-ci, le lancement officiel de la première phase de son méga-contrat de partage de production de 5,4 milliards de dollars,…

Photo officielle de la cérémonie de signature – Sonatrach × Midad Energy, Alger, 13 octobre 2025. DR

Huit mois après la signature historique du 13 octobre 2025, le géant saoudien de l’énergie Midad Energy bascule en mode opérationnel sur le sol algérien. Le ministère de l’Énergie et des Mines a annoncé, ce mois-ci, le lancement officiel de la première phase de son méga-contrat de partage de production de 5,4 milliards de dollars, conclu avec Sonatrach, l’entreprise pétrolière et gazière nationale, sur le périmètre d’Illizi Sud, dans le Sud-Est du Sahara algérien.

Figurant parmi les plus gros investissements étrangers enregistrés dans l’amont pétrolier et gazier algérien ces dernières années, ce partenariat vise la récupération d’un milliard de barils équivalent pétrole sur 30 ans, avec une option de prolongation de 10 ans. Le respect strict des délais et des standards internationaux a été érigé en priorité absolue.

Un projet structuré en deux grandes phases

Le développement s’articule autour de deux étapes distinctes. La première, d’une durée de sept ans, sera entièrement consacrée à l’évaluation et à l’exploration pour un budget de 288 millions de dollars, intégralement financés par la partie saoudienne. Elle comprendra des campagnes sismiques 2D et 3D ainsi que le forage de plus de 13 puits d’appréciation destinés à quantifier les réserves.

La seconde phase basculera vers la production industrielle à grande échelle, avec un investissement de 5,1 milliards de dollars. Au programme : le forage d’une soixantaine de puits supplémentaires et l’installation de quatre unités de compression — deux d’une capacité de 12 millions de m³/jour et deux autres de 8 millions de m³/jour.

Des projections de production ambitieuses

Sur la durée de vie du projet, les estimations tablent sur l’extraction de 125 milliards de mètres cubes de gaz naturel, auxquels s’ajoutent 204 millions de barils d’hydrocarbures liquides, répartis entre 103 millions de barils de GPL et 101 millions de barils de condensat.

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