Mehdi Tazi prend les commandes de la CGEM pour le mandat 2026-2029. Élu ce jeudi 14 mai aux côtés de Mohamed Bachiri comme vice-président général, le nouveau tandem veut repositionner le patronat comme un acteur central de la transformation économique du Royaume. Régionalisation, souveraineté industrielle, intelligence artificielle, simplification administrative et soutien aux TPME figurent parmi les grandes priorités affichées par la nouvelle direction.
La Confédération générale des entreprises du Maroc entre dans une nouvelle phase. Réunis en Assemblée générale élective à Casablanca, les membres de la CGEM ont porté Mehdi Tazi à la présidence de l’organisation patronale, aux côtés de Mohamed Bachiri, patron de Renault Group Maroc, élu vice-président général. Seuls candidats en lice, les deux hommes ont obtenu une large majorité des suffrages, confirmant la volonté de continuité mais aussi d’accélération stratégique au sein du patronat marocain.
Ancien vice-président général de la CGEM durant deux mandats aux côtés de Chakib Alj, Mehdi Tazi hérite d’une organisation appelée à jouer un rôle clé dans les grands chantiers économiques du Royaume. À l’approche de la Coupe du monde 2030, dans un Maroc engagé dans une dynamique d’industrialisation et de modernisation accélérée, la CGEM entend désormais peser davantage sur les politiques économiques, industrielles et territoriales.
Le programme défendu par le tandem Tazi-Bachiri s’articule autour de cinq axes majeurs. Le premier concerne l’amélioration de l’environnement des affaires, avec la promesse d’un « choc de simplification » destiné à réduire les lourdeurs administratives, simplifier la fiscalité locale et faciliter l’accès au financement pour les TPME. Le deuxième axe porte sur la souveraineté productive, avec l’ambition d’augmenter le taux d’intégration locale dans plusieurs filières industrielles stratégiques.
Le nouveau tandem veut également faire de l’innovation et de l’intelligence artificielle un levier de compétitivité pour les entreprises marocaines. Leur feuille de route prévoit un accompagnement renforcé de la digitalisation des PME, le développement des compétences numériques ainsi qu’un soutien accru aux startups et à l’écosystème technologique national. À cela s’ajoute une volonté affirmée de renforcer le rôle des régions, de soutenir les jeunes entrepreneurs et de consolider le rayonnement économique du Maroc en Afrique et à l’international.



