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Mauritanie: UA, Macron, Mohammed 6, El-Sissi et Palais des Congrès (grand angle)

Conduits au pas de charge sous la supervision directe du président Mohammed VI, mué en l’occasion en maître d’ouvrage, les travaux du nouveau Palais des Congrès de Nouakchott sont presque finis.  L’imposant édifice construit à quelques encablures du nouvel aéroport international de Nouakchott est prêt pour abriter, fin juin- début juillet, le 31ème sommet des…

Le Palais des congrès est fin prêt. Visite éclair du président Mohamed Abdel Aziz (en jean) accompagné de la première dame.

Conduits au pas de charge sous la supervision directe du président Mohammed VI, mué en l’occasion en maître d’ouvrage, les travaux du nouveau Palais des Congrès de Nouakchott sont presque finis.  L’imposant édifice construit à quelques encablures du nouvel aéroport international de Nouakchott est prêt pour abriter, fin juin- début juillet, le 31ème sommet des chefs d’Etat africain, une toute première pour la République islamique de Mauritanie et, particulièrement, pour Nouakchott, ville construite en 1958 à partir de rien. 

Le nouveau Palais des congrès comprend une salle qui peut recevoir soixante délégations de six personnes chacune, en plus de plusieurs salles d’audience. Il comporte aussi une salle des conférences d’une capacité de 4500 places et 300 bureaux. C’est un pas de géant pour le pays sachant que la principale salle de conférences de l’ancien Palais des Congrès ne peut accueillir plus de 450 personnes.

Conscient des enjeux, le   président Mohamed Ould Abdel Aziz a effectué dans la nuit du dimanche au lundi  11 juin,  une visite d’information  au niveau de l’enceinte, accompagné par la première Dame, Mariem Mint Mohamed Tekber.

A souligner que la Mauritanie avait  déjà  accueilli, en 2016, le sommet de la Ligue arabe.  Le président français, Emmanuel Macron, sera l’un des hôtes de marque de ce sommet. Accompagné d’une escouade de conseillers dont l’inamovible Franck Paris, conseiller diplomatique, en fait le chef de la forcardienne cellule africaine de l’Elysée, et, entre autres,Marie Auduard, conseillère chargée de l’Afrique,  le président français, très populaire auprès de la jeunesse mauritanienne, devra notamment faire un aller-retour Nouakchott-Kiffa (600 km à l’Est, vers la frontière malienne) pour constater de visu les progrès réalisés par le pays en matière de sécurité.

  Le dernier chef d’Etat français a avoir visité la Mauritanie, Jacques Chirac, avait, lui, préféré visiter la ville d’Adrar, qui a longtemps abrité l’unique présence militaire française en Mauritanie.

Parmi les autres poids lourds attendus à ce sommet, le Roi Mohammed VI du Maroc lequel n’avait plus mis le pied dans le pays depuis un 11 septembre 2001.  La visite du Roi, précédée de l’invite amicale à l’opposant Mohamed Bouamatou de quitter le Maroc et facilitée par l’éviction d’un  ministre mauritanien  des Affaires Etrangères qui aurait, dit-on,  multiplié les conciliabules avec Tindouf, marquerait  le début d’un dégel diplomatique entre Rabat et Nouakchott.

Rappelons qu’en marge de ce sommet, le président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, présentera son rapport sur le conflit du Sahara. Alger, Nouakchott et Rabat ont été consultés au préalable.

Nommé à pied levé, il y a trois jours, le nouveau ministre des Affaires Etrangères, Ismael Ould Cheikh Ahmed, auréolé de sa réussite dans les sables mouvants du Yemen, en tant qu’envoyé spécial de l’ONU, devrait aussi gérer la délégation pharaonique du président Abdelfattah El Sissi, composée de 300 personnes, avec des exigences sécuritaires particulières.  C’est clair, à Nouakchott, il faudra de tout pour faire un bon sommet.

 

 


 Diary N’diaye Bâ

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