Par Ismael Sy, Rabat.
La 45e Assemblée générale annuelle de la Banque de développement Shelter Afrique (ShafDB) s’ouvre ce 9 juin 2206 à Rabat, sous le signe d’un défi devenu central pour les économies africaines : financer l’urbanisation accélérée du continent. La cérémonie d’ouverture se déroule en présence de Nadia Fettah Alaoui, du président du Conseil d’administration de Shelter Afrique, Lionel Zinsou, ainsi que du directeur général de l’institution, Habib Hann.
Organisées du 9 au 11 juin 2026 au Sofitel Rabat Jardin des Roses, les assises réuniront ministres des Finances et du Logement, responsables publics, investisseurs, institutions financières de développement, urbanistes et promoteurs privés autour du thème : « L’avenir des villes : financer un développement urbain inclusif, vert et résilient ».
Au-delà des réunions statutaires de la banque, le programme comprend un symposium annuel, une table ronde ministérielle, des visites de terrain ainsi que plusieurs rencontres d’affaires destinées à stimuler les investissements dans le logement abordable, les infrastructures urbaines et les projets d’adaptation au changement climatique.
Le choix du Maroc comme pays hôte intervient dans un contexte où l’Afrique demeure la région du monde connaissant la plus forte croissance urbaine. D’ici 2050, plus de la moitié de la population africaine vivra en ville, ce qui implique des besoins considérables en logements, en infrastructures de transport, en équipements collectifs et en financement de long terme.
Pour Shelter Afrique, devenue banque de développement continentale spécialisée dans le financement du logement et du développement urbain, l’enjeu est désormais de mobiliser davantage de capitaux publics et privés afin de transformer l’urbanisation africaine en moteur de croissance plutôt qu’en facteur de fragilité sociale.
Les travaux de Rabat devraient ainsi permettre d’esquisser de nouvelles pistes pour financer les villes africaines de demain, à l’heure où les contraintes budgétaires des États imposent un recours croissant aux partenariats public-privé, aux marchés de capitaux et aux mécanismes innovants de financement du développement urbain.



