La course à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) entre dans sa phase opérationnelle. À quelques semaines de la clôture des candidatures, un premier binôme s’est déclaré pour succéder à Chakib Alj : Mehdi Tazi, candidat à la présidence, et Mohamed Bachiri, candidat au poste de vice-président général.
Cette annonce marque l’ouverture du processus électoral au sein de la principale organisation patronale marocaine. Le scrutin intervient dans un contexte de transformation de l’économie nationale, caractérisé notamment par le développement industriel, l’évolution des chaînes de valeur et les enjeux liés à la compétitivité.
Premier tandem à officialiser sa candidature, le duo Tazi-Bachiri met en avant des profils complémentaires, associant une expérience dans les secteurs de la finance et de l’assurance à un parcours industriel.
Mehdi Tazi occupe actuellement les fonctions de vice-président général de la CGEM. Il a participé aux deux mandats de Chakib Alj à la tête de l’organisation. Par ailleurs, il a exercé des responsabilités dans le secteur de l’assurance, notamment au sein de Saham Assurance, avant de diriger ASK Capital, une holding active dans plusieurs secteurs.
Mohamed Bachiri est directeur général de Renault Group Maroc. Il est associé au développement de la filière automobile marocaine, en particulier au projet industriel de Tanger. Il a rejoint le groupe Renault en 2006.
L’élection à la tête de la CGEM s’inscrit dans une séquence institutionnelle importante. L’organisation joue un rôle dans le dialogue entre le secteur privé et les pouvoirs publics, notamment sur les questions économiques, sociales et liées au climat des affaires. Elle regroupe plusieurs dizaines de milliers d’entreprises, principalement des PME.
À ce stade, la campagne débute et d’autres candidatures pourraient être annoncées. Mehdi Tazi bénéficie d’une expérience interne au sein de la Confédération, tandis que Mohamed Bachiri dispose d’une reconnaissance dans le secteur industriel, en particulier dans l’automobile.
Créée en 1947, la CGEM constitue l’instance représentative du secteur privé au Maroc. Elle intervient dans les échanges avec les pouvoirs publics et les partenaires sociaux, ainsi que dans les réflexions relatives à la compétitivité et à l’investissement.



