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Maroc : les fonds de Capital-investissement ont de l’appétit 

Le capital-investissement confirme son rôle stratégique dans la transformation de l’économie marocaine. Selon la 6e édition du Rapport d’Impact du Capital-Investissement au Maroc – 2024, dévoilée par l’Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC) en partenariat avec Fidaroc Grant Thornton, ce secteur enregistre des retombées économiques et sociales majeures. Les entreprises soutenues par des fonds de…

Le capital-investissement confirme son rôle stratégique dans la transformation de l’économie marocaine. Selon la 6e édition du Rapport d’Impact du Capital-Investissement au Maroc – 2024, dévoilée par l’Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC) en partenariat avec Fidaroc Grant Thornton, ce secteur enregistre des retombées économiques et sociales majeures.

Les entreprises soutenues par des fonds de capital-investissement affichent une croissance annuelle moyenne de 18,9 % du chiffre d’affaires et une hausse de 15 % des effectifs. Mieux encore, leur rentabilité opérationnelle (EBITDA) est multipliée par 2,5 entre l’entrée et la sortie du fonds, preuve de la valeur ajoutée apportée par ces investisseurs stratégiques. À la fin 2024, plus de 320 entreprises ont bénéficié d’investissements totalisant 15,7 milliards de dirhams, soit autant de relais de croissance et d’innovation au sein du tissu économique marocain.

Parmi les secteurs les plus dynamiques, les Technologies de l’information et de la communication (TIC) se distinguent avec une croissance de 79 % en 2024, suivies par la santé (+59 %) et les services (+9 %). En matière d’emploi, le secteur des services enregistre une progression remarquable de 30 % des effectifs, confirmant son rôle moteur dans la création d’emplois. Cette dynamique sectorielle reflète la confiance croissante des investisseurs dans des secteurs à fort impact, portés par la transformation digitale, la réforme du système de santé et la généralisation de la couverture sociale.

Le capital-investissement est aussi un levier fiscal significatif. Sur un échantillon de près de 200 PME ayant partagé leurs données, la contribution fiscale cumulée dépasse les 3 milliards de dirhams sur une période moyenne de détention de 6 ans. Pour la seule année 2024, les entreprises investies ont versé 250 millions de dirhams supplémentaires par rapport à 2023. Ces chiffres témoignent de l’effet structurant de l’investissement privé dans la formalisation et la consolidation des entreprises.

Les sociétés de gestion intègrent progressivement les meilleures pratiques en matière de gouvernance. Ainsi, 78 % d’entre elles déclarent avoir des membres indépendants dans leurs comités d’investissement, représentant en moyenne 42 % des sièges. Cette dynamique s’accompagne d’une amélioration continue des pratiques en matière de gouvernance, de politique sociale et d’impact environnemental, renforçant la crédibilité du secteur.

Pour Hassan Laaziri, Président de l’AMIC, « ce rapport illustre comment le capital-investissement transforme en profondeur notre économie. En accompagnant les entreprises dans leur structuration, leur développement et leur ouverture à l’international, nous contribuons à bâtir une économie plus compétitive, inclusive et durable ».

L’AMIC fédère les acteurs du capital-investissement au Maroc : 33 membres actifs accompagnant plus de 320 entreprises, et 29 membres associés représentant les métiers de l’accompagnement financier et juridique. Reconnue par la loi 58-22 relative aux OPCC, l’AMIC joue un rôle clé dans la structuration, la promotion et la régulation de la profession, en lien avec l’AMMC.

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