La campagne agricole devrait enregistrer une production céréalière autour de 25 millions de quintaux en 2022 après 103,2 millions de quintaux un an auparavant, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib (BAM), la Banque centrale du Maroc. Une forte baisse (plus de 75%) imputable aux conditions climatiques « particulièrement défavorables », précise l’institut d’émission dans un communiqué publié le 22 mars 2022.
« La valeur ajoutée agricole devrait ainsi baisser de 19,8%, ramenant la croissance économique à 0,7% en 2022 après un rebond qui aurait atteint 7,3% en 2021. En 2023, sous l’hypothèse d’une récolte moyenne de 75 millions de quintaux, la valeur ajoutée agricole augmenterait de 17%, portant la croissance à 4,6% », lit-on dans le document.
Pour ce qui est des activités non agricoles, la Banque centrale prévoit qu’elles devraient se consolider graduellement, avec une progression de 3% de leur valeur ajoutée en 2022 et en 2023.
En 2020, la récolte céréalière marocaine a chuté de 57 % par rapport à 2019, en s’établissant à 32 millions de quintaux. La pluviométrie faible et mal répartie avait été citée comme pricnipale cause.



