Le marché secondaire des titres publics de l’UMOA a marqué un net repli durant la semaine du 29 juin au 3 juillet 2026. Selon UMOA-Titres, les volumes échangés se sont établis à 79,506 milliards de FCFA, en baisse de 74% par rapport à la semaine précédente. Le nombre de transactions recule également de 53%, à 47 opérations, tandis que le nombre de participants baisse de 43%, à 26 intervenants. Le nombre d’instruments traités ressort à 20, en contraction de 44%.
Ce ralentissement hebdomadaire contraste toutefois avec une dynamique mensuelle et annuelle encore robuste. Sur le mois de juin 2026, le marché affiche 744,746 milliards de FCFA de volumes échangés, en hausse de 42%, avec 355 transactions (+41%), 63 participants (+11%) et 106 instruments traités (+77%). Depuis le début de l’année, les échanges atteignent 4 384,887 milliards de FCFA, soit une progression de 60%, portés par 1 951 transactions (+59%) et 346 instruments échangés (+29%).
Dans le détail, l’essentiel de l’activité de la semaine s’est concentré sur la séance du mercredi 1er juillet, avec 38,341 milliards de FCFA échangés, suivie du lundi 29 juin, à 22,130 milliards. Les autres séances sont restées plus modestes : 1,197 milliard le mardi, 8,124 milliards le jeudi et 9,714 milliards le vendredi.
Les titres sénégalais et maliens ont animé plusieurs lignes significatives. L’OAT sénégalaise SN0000005042, maturité juin 2029, a enregistré 23,203 milliards de FCFA de volume global échangé, avec un rendement moyen de 7,65%. Le BAT malien ML0000004159, à échéance février 2027, a représenté près de 9,666 milliards de FCFA sur deux séances, pour des rendements moyens compris entre 5,15% et 5,25%. Côté ivoirien, plusieurs OAT à maturité 2029-2031 ont traité sous le pair, avec des rendements allant de 6,44% à 7,02%.
Cette semaine confirme une double lecture du marché : une liquidité ponctuellement volatile, mais une profondeur annuelle en nette amélioration. Les investisseurs continuent de rechercher du rendement sur les maturités intermédiaires, souvent autour de 7%, dans un marché où les prix inférieurs au pair traduisent l’ajustement progressif des portefeuilles aux conditions de taux.



