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Mali: quand Assimi Goïta fait voter son référendum par un oui à la soviétique 

Un vote qui rapproche l’homme fort de Kati de Koulouba et l’éloigne de Kidal… La seule incertitude sur le référendum d’auto-validation organisé dimanche 18 juin 2023 dernier par la junte malienne était le taux de participation. Ce ratio exprimant le nombre de votants sur le nombre d’inscrits a atteint 39% selon les chiffres officiels.  Finalement,…

Un vote qui rapproche l’homme fort de Kati de Koulouba et l’éloigne de Kidal…

La seule incertitude sur le référendum d’auto-validation organisé dimanche 18 juin 2023 dernier par la junte malienne était le taux de participation. Ce ratio exprimant le nombre de votants sur le nombre d’inscrits a atteint 39% selon les chiffres officiels. 

Finalement, le référendum est voté par un oui massif à 97% et rendu public au moment même où les groupes signataires de l’accord d’Alger de 2015 dénonçaient une «farce » et opposaient un niet catégorique aux velléités de la junte de chasser les 11 000 casques bleus et 1600 policiers dépêchés par l’ONU en 2013 au plus fort de l’avancée jihadiste.
Ainsi, la constitution de 1992 est enterrée. Une nouvelle constitution «fabriquée » par une junte qui règne sans partage prend place alors que la liste des exilés politiques s’allongent. 

Les chancelleries accréditées à Bamako se demandaient avant le scrutin, le sourire au coin, si le scrutin se déroulerait aussi à Kidal, bastion des groupes armés et dans les zones de l’Azawad et du Centre pays. Le départ des forces étrangères du Mali aurait pour but de renforcer le pouvoir de la junte et d’écarter l’épouvantail d’une intervention conjointe de la CEDEAO et de l’ONU si jamais l’échéance électorale de février 2024 n’était pas respectée. Pour rappel, les militaires au pouvoir depuis 2020 s’étaient engagés à un retour du pouvoir civil à partir de mars 2024. 

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Un rendez-vous hypothétique avec la possibilité nouvelle offerte à l’homme fort de Kati dd pouvoir tronquer son kaki par une saharienne pour se présenter en candidat civil aux prochaines présidentielles du pays. Reste à savoir si la CEDEAO qui avait contraint le gambien Yaya Jammeh à lâcher un pouvoir qu’il venait de perdre par les urnes arriverait à convaincre Assimi Goïta de renoncer à son projet.  Désormais amnistié d’éventuels crimes (alors que l’ONU exige la vérité sur le massacre de 500 civils à Moura, l’allié de Wagner semble avoir choisi entre Kidal et Koulouba. Gare à celui qui s’y oppose et ce n’est pas l’imam Mahmoud Dicko, véritable tombeur d’IBK, qui dira le contraire. 

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