Le gouvernement malien a entériné le paiement de 160 milliards de francs CFA (environ 264 millions USD) au cours du Conseil des ministres du mercredi 23 octobre, pour renouveler la licence de Sotelma (Moov Africa Malitel), l’opérateur historique des télécommunications, en lieu et place de Maroc Télécom.
Cette décision marque un tournant important dans le secteur des télécommunications au Mali, avec un changement significatif dans la structure de l’actionnariat de la société, l’État malien devenant l’actionnaire majoritaire en augmentant sa participation de 49 % à 56 %. Le renouvellement de la licence à un montant aussi élevé montre l’engagement du gouvernement à assurer l’avenir de Sotelma, tout en renforçant le contrôle sur ses opérations.
Avec cette participation majoritaire, l’État malien obtient un pouvoir décisionnel accru, notamment dans la nomination des principaux dirigeants de l’entreprise, ce qui lui permettra de mieux aligner les objectifs de la société sur les priorités nationales. Le paiement de cette licence garantit la continuité des opérations de Sotelma, un acteur clé des télécommunications au Mali. L’État sera désormais en mesure d’exercer une influence plus directe sur la direction de l’entreprise, avec des perspectives d’amélioration des infrastructures, de couverture réseau, et de réduction des coûts pour les consommateurs maliens. Ce changement permet également de garantir une meilleure coordination entre les activités de Sotelma et les politiques publiques en matière de télécommunications et de numérique.
L’État malien, avec une participation majoritaire de 56 %, renforce ainsi son rôle dans le processus décisionnel de l’opérateur, ce qui lui donne une influence significative dans la gestion de Sotelma. Cela pourrait permettre d’orienter les stratégies de l’entreprise vers une couverture accrue des zones rurales et sous-desservies, tout en stimulant le développement de la connectivité numérique dans tout le pays. Cette acquisition majoritaire intervient à un moment où le Mali cherche à renforcer son contrôle sur des secteurs stratégiques pour stimuler la croissance économique nationale. Le secteur des télécoms représente une part importante du PIB malien, et la prise de contrôle de Sotelma par l’État pourrait offrir une opportunité de réinvestir les bénéfices pour l’amélioration des infrastructures et des services offerts à la population.



