La Société de recherche et d’exploitation des ressources minérales du Mali (SOREM) a signé, ce 8 octobre 2025 à Bamako, un partenariat avec la société américaine Flagship pour la reprise de la mine d’or de Morila SA. Cette initiative fait suite à la décision du gouvernement malien d’acquérir 80 % du capital auprès des anciens actionnaires pour la somme symbolique d’un dollar, portant la participation de l’État à 100 %.
Créée en 2000, Morila SA exploitait un gisement majeur dans la région de Bougouni. L’État détenait 20 % des parts aux côtés d’Anglogold-Ashanti et de Randgold Resources (Barrick Gold). Le site a atteint une production de plus de 600 000 onces d’or par an au début des années 2000 avant de cesser ses activités en 2020.
Après le retrait des opérateurs historiques, Firefinch Limited avait tenté sans succès de relancer la mine. En 2024, l’État a racheté toutes les actions restantes, ouvrant la voie à une relance avec Flagship, qui prévoit d’investir des capitaux et d’apporter son expertise technique pour réhabiliter le site.
Les réserves restantes sont estimées entre 2,4 et 2,5 millions d’onces d’or, dont 500 000 onces dans les dépôts secondaires. La reprise de Morila devrait aider à stabiliser la production nationale, tombée à 51 tonnes en 2024 contre 66,5 tonnes en 2023, soit une baisse de 23 %.
Cette relance s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à renforcer la souveraineté minière et la valeur ajoutée locale, avec notamment la construction d’une raffinerie d’or à Sénou (capacité de 200 tonnes/an) et le développement du lithium de Bougoula avec le groupe russe Uranium One.



