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Londres et La Haye lâchent TotalEnergies sur son mégaprojet gazier au Mozambique

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont annoncé lundi 1er décembre leur retrait du projet Mozambique LNG, privant TotalEnergies de deux de ses principaux soutiens institutionnels. Le financement britannique, d’un montant de 1,15 milliard USD devait être octroyé via l’agence UK Export Finance. Dans une lettre transmise au Parlement, le secrétaire d’État au Commerce et aux…

Patrick Pouyanné? CEO TotalEnergies

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont annoncé lundi 1er décembre leur retrait du projet Mozambique LNG, privant TotalEnergies de deux de ses principaux soutiens institutionnels. Le financement britannique, d’un montant de 1,15 milliard USD devait être octroyé via l’agence UK Export Finance.

Dans une lettre transmise au Parlement, le secrétaire d’État au Commerce et aux Entreprises Peter Kyle justifie cette décision par « l’accroissement des risques entourant Mozambique LNG depuis 2020 » et estime que l’investissement « ne sert plus les intérêts des contribuables britanniques ni les intérêts stratégiques du Royaume-Uni ».

L’attaque de mars 2021 menée par la milice Al-Shabab à Palma, faisant plus de 1 400 morts ou disparus, avait déjà conduit TotalEnergies à suspendre le projet en invoquant la « force majeure ».

Mozambique LNG est un projet industriel majeur situé dans la province de Cabo Delgado, au nord du pays. Il vise à produire environ 13 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an à partir des réserves de gaz offshore de la baie de Rovuma. Le projet comprend la construction d’installations de liquéfaction à Afungi, un terminal portuaire, des pipelines et des infrastructures associées.

Le retrait britannique, suivi quelques heures plus tard par celui des Pays-Bas, fait subir un revers déterminant dans le montage financier du projet évalué à quelque 20 milliards USD et considéré comme le plus ambitieux investissement industriel d’Afrique subsaharienne.

Pour TotalEnergies, qui ambitionne de reprendre les travaux en 2025 si la sécurité le permet, l’enjeu dépasse la seule exploitation gazière : la suspension des garanties souveraines complique l’accès à des conditions de financement attractives et fragilise la crédibilité du calendrier de redémarrage.

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