Tenue du 11 au 13 mai 2018 à Dakar, en présence du président sénégalais Macky Sall (qui a présidé l’ouverture), la réunion inter-Libyenne devait consacrer une main mise Africaine (en l’occurrence sénégalaise) sur le dossier complexe de ce pays ravagé par la guerre depuis l’intervention de l’OTAN en 2011 sous couvert d’un mandat de l’ONU.
Instigateur de cette rencontre dénommée Dakar I, Jean Yves Ollivier, président de la «Brazzaville Foundation», a été cueilli à froid par une lettre adressée à qui de droit et portant la signature de Aymen Abouras, porte-parole de Seif Islam, fils aîné de Kadhafi.
«Je déclare par la présente que les partisans de l’ancien régime de Muamar Gaddafi, moi-même et nos proches, n’avons aucune relation ni de près ni de loin avec cet événement et ces personnes». Et l’auteur de la missive de porter l’estocade : «Il est à retenir que toute personne se présentant de notre part à cet événement n’a aucune légitimité et ne peut parler en notre nom».
Pour le moins, cette mise au point limite considérablement la portée de la réunion de Dakar. Est ce à dire que l’heure de la retraite a sonné pour «Monsieur Jacques», nom de code de celui qui constitue l’un des tout derniers Mohican de la diplomatie parallèle sur l’axe France-Afrique ?
Du reste, la rencontre de Dakar opposait le groupe de septembre 69, désireux de voir l’abandon des poursuites de la CPI contre le fils du colonel Kadhafi, Saïf Al Islam Kadhafi et les partisans de février 2011, qui estiment que ce point ne devrait pas figurer dans les 12 points à l’ordre du jour.



