Réuni mercredi 14 septembre à Abidjan, le Conseil national de sécurité de Côte d’Ivoire, présidé par Alassane Ouattara, s’est prononcé sur la contrepartie demandée par le Mali en vue de la libération des 46 soldats ivoiriens encore en détention à Bamako. Un « chantage » qu’il juge « inacceptable ».
En effet, Bamako a demandé qu’Abidjan extrade vers le Mali, des personnalités qui selon les autorités maliennes, « bénéficient de la protection de la Côte d’Ivoire pour déstabiliser le Mali ». Cette demande, selon le Conseil national de sécurité, confirme une fois de plus le fait que « nos soldats ne sont, en aucun cas, des mercenaires mais plutôt des otages ».
Ainsi, au regard des derniers développements qui, d’après Abidjan, sont de nature à porter atteinte à la paix et à la sécurité dans la sous-région, le président Alassane Ouattara a instruit son ministre des Affaires étrangères à l’effet de saisir la Commission de la Cédéao en vue de la tenue, dans les meilleurs délais, d’une réunion extraordinaire des chefs d’État pour examiner cette crise dont le Togo joue les médiateurs.
Selon les informations, les chefs d’État devront ainsi se réunir en marge de l’assemblée générale de l’ONU, qui a lieu du 20 au 26 septembre à New York.
Au « moment où la Côte d’Ivoire demande la libération de ses soldats, elle continue de servir d’asile politique pour certaines personnalités maliennes faisant l’objet de mandats d’arrêt internationaux émis par la justice », a déclaré Assimi Goïta le 9 septembre dernier.
Plusieurs sources affirment d’ailleurs que Bamako demande à Abidjan de s’engager à ne pas accueillir des opposants au régime de transition sur son sol.



