Une table ronde des gouverneurs de banques centrales a mis fin aux échanges de la conférence internationale de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) sur le rôle de ces régulateurs face aux défis du changement climatique tenue ce mardi 6 février au Sénégal. Occasion pour les gouverneurs de mettre l’accent sur les principaux enseignements à tirer des échanges entre les différentes parties prenantes.
« Pour la majeure partie des banques centrales, la question sur le climat est à l’étape de la réflexion », a déclaré d’entrée Jean-Claude Kassi Brou, le gouverneur de la BCEAO, l’institut d’émission commun aux 8 pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Et d’exhorter à une synchronisation des réflexions pour aboutir à des solutions « efficientes et efficaces », en lieu et place des réflexions solitaires.
Par ailleurs, a souligné l’Ivoirien, « le changement climatique est une réalité, un risque systémique réel qui fait perdre au continent 15 % de croissance de son PIB par habitant ». D’où l’interpellation des banques centrales pour accompagner les mesures d’adaptations.
Pour Younoussa Imani, son confrère des Comores, « avoir une position des banques centrales sur la question est un bon début de réflexion qui doit aller jusqu’à en tirer des expériences des uns et des autres. Il est à présent important de synchroniser les efforts sur des positions communes, travailler ensemble, sur la manière à impulser le financement vert, sur la mobilisation des fonds, également sur la transition climatique ».
« Face aux défis du changement climatique, l’adaptation est de mise pour mieux se préparer. La collaboration entre les différentes banques centrales est aussi primordiale, que la coopération avec les institutions internationales pour mieux guider les initiatives et soutenir le processus. Également définir une feuille de route pour la prochaine étape », a souligné le gouverneur de la Banque centrale de Maurice, Harvesh Seegoolam.
A l’unanimité, les gouverneurs ont conclu qu’il faut arriver à une réglementation à travers le secteur bancaire, afin d’avoir un impact positif. S’intéresser à l’impact du changement climatique sur la politique monétaire sans remettre en cause la stabilité financière, la stabilité des prix, priorité des banques centrales.
Autres pistes de solutions, le renforcement des connaissances sur pour mieux définir les modalités d’intervention, la mise en place de mesures incitatives pour favoriser la finance vert et statuer sur la garantie. Enfin, continuer à travailler collectivement afin d’aboutir à une réglementation appropriée à tous les aspects.



