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Les États-Unis ouvrent la voie à une reconduction de l’AGOA

La Chambre des représentants des États-Unis a examiné, ce lundi 12 janvier 2026, un projet de loi visant à renouveler l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), le programme commercial préférentiel accordé aux pays d’Afrique subsaharienne. Le texte qui devrait être soumis au vote cette semaine et devra recueillir la majorité des deux tiers pour être…

Le président américain Donald Trump face à ses homologues du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Libéria, de la Mauritanie et du Sénégal, le 9 juillet 2025 la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis. REUTERS/Kevin Lamarque

La Chambre des représentants des États-Unis a examiné, ce lundi 12 janvier 2026, un projet de loi visant à renouveler l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), le programme commercial préférentiel accordé aux pays d’Afrique subsaharienne. Le texte qui devrait être soumis au vote cette semaine et devra recueillir la majorité des deux tiers pour être adopté, prévoit une prolongation de trois années supplémentaires de ce dispositif, arrivé à expiration en septembre dernier.
Adoptée pour la première fois en 2000, l’AGOA permet à plusieurs dizaines de pays africains éligibles d’exporter vers le marché américain une large gamme de produits en franchise de droits de douane. Le programme couvre notamment les secteurs du textile, de l’agro-industrie et de certaines productions manufacturières, et constitue un levier important des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne.
Le vote intervient dans un contexte d’intenses démarches diplomatiques, plusieurs délégations africaines s’étant rendues à Washington ces derniers jours afin de plaider en faveur de la reconduction de l’accord. Selon diverses estimations, des centaines de milliers d’emplois sur le continent africain dépendent directement ou indirectement de l’accès préférentiel au marché américain offert par l’AGOA.
Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat américain. En cas d’adoption par la chambre haute du Congrès, le texte sera ensuite transmis au président des États-Unis pour promulgation, condition nécessaire à l’entrée en vigueur de la prolongation du programme.

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