L’Égypte a signé un accord préliminaire pour fournir du gaz naturel au Liban, consolidant son rôle de plateforme énergétique régionale en Méditerranée orientale malgré un recul de sa production nationale et des besoins croissants en investissements dans le secteur.
L’accord, annoncé lundi 29 décembre, prévoit des exportations de gaz égyptien vers le Liban pour la production d’électricité. La production devrait transiter par le gazoduc arabe reliant l’Égypte à la Jordanie puis à la Syrie.
Le Liban cherche à réduire sa dépendance au fioul, dans le cadre d’un secteur électrique déficitaire ayant coûté plus de 40 milliards USD depuis la guerre civile. En avril, il a obtenu 250 millions USD de la Banque mondiale pour moderniser son réseau.
Pour Le Caire, cet accord s’inscrit dans une stratégie plus large visant à monétiser ses infrastructures existantes notamment les gazoducs, terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL) et capacités de transit, tout en renforçant son influence énergétique dans la région.
L’Égypte, l’un des principaux acteurs gaziers du bassin méditerranéen, voit sa production reculer à environ 43 milliards de mètres cubes en 2025, contre 49 milliards l’an dernier, loin du pic de 70 milliards atteint auparavant. Pour sécuriser ses volumes exportables malgré ce recul, le pays a multiplié les accords d’approvisionnement, notamment un contrat de 35 milliards USD signé ce mois-ci avec Israël pour importer du gaz du champ offshore de Léviathan.
Selon le ministère égyptien du Pétrole, l’accord vise à « soutenir la sécurité énergétique arabe » tout en optimisant l’utilisation des actifs gaziers existants de l’Égypte.



