La Compagnie égyptienne de transport d’électricité et la Compagnie nationale jordanienne d’électricité ont signé un accord d’échange d’électricité pour l’année 2026, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération énergétique entre le Caire et Amman. Paraphé ce jeudi 18 décembre, cet accord vise à optimiser l’utilisation du réseau d’interconnexion électrique bilatéral, à garantir la sécurité et la stabilité de l’approvisionnement et à soutenir le développement des projets d’énergies renouvelables dans les deux pays.
S’exprimant à cette occasion, Dr Mahmoud Esmat, ministre égyptien de l’Électricité, a indiqué que le volume total d’électricité transféré de l’Égypte vers la Jordanie en 2025 s’est élevé à environ 306 millions de kilowattheures, pour une valeur globale estimée à 28,25 millions de dollars. Selon lui, ces chiffres témoignent de l’efficacité, de la fiabilité et de la stabilité du système d’interconnexion électrique mis en place entre les deux pays.
Le ministre égyptien a également fait état de l’avancement de plusieurs projets stratégiques d’interconnexion régionale, notamment le projet reliant l’Égypte au Royaume d’Arabie saoudite. La première phase, d’une capacité de 1 500 mégawatts, a déjà été achevée, tandis que la deuxième phase, dotée de la même capacité, devrait être finalisée au cours du premier trimestre de l’année prochaine. Par ailleurs, des projets d’interconnexion avec la Grèce et l’Italie sont en cours de développement, dans l’optique d’exporter l’électricité issue des énergies renouvelables vers l’Europe.
De son côté, Saleh Al-Kharabsheh, ministre jordanien de l’Énergie et des Ressources minérales, a réaffirmé l’engagement de son pays à poursuivre et approfondir la coopération avec l’Égypte. Il a précisé que des travaux sont en cours pour augmenter la capacité de la ligne d’interconnexion électrique bilatérale, avec pour objectif de la porter à 2 000 mégawatts lors des prochaines phases. Une évolution qui, selon lui, contribuera à renforcer la sécurité énergétique, à soutenir l’intégration régionale et à développer un marché électrique plus interconnecté au Moyen-Orient.



