La Banque d’export-import des États-Unis (US EXIM) prévoit de mobiliser jusqu’à 100 milliards USD, dans le cadre de l’initiative de domination énergétique soutenue par l’administration américaine. L’institution cherche à sécuriser les chaînes d’approvisionnement mondiales en énergie et en minéraux critiques.
Dans la première série de projets annoncés, l’Égypte occupe une place prioritaire. Le pays recevra une garantie d’assurance-crédit de 4 milliards USD pour soutenir les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) au pays via Hartree Partners, groupe basé à New York.
Parallèlement à l’appui américain, le gouvernement égyptien a obtenu environ 61 millions USD (soit 53,8 millions d’euros convertis) auprès de l’Agence française de développement (AFD) et de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour soutenir le programme Green Sustainable Industry, visant à accélérer la décarbonation du secteur industriel.
L’intérêt de Washington pour Le Caire s’inscrit dans la nouvelle feuille de route d’US EXIM visant à réduire la dépendance des économies occidentales aux matières premières en provenance de Chine et de Russie.
« Nous ne pouvons rien faire d’autre que nous essayons de faire sans que ces chaînes d’approvisionnement en matières premières essentielles soient sécurisées, stables et fonctionnelles », a déclaré John Jovanovic, président d’US EXIM, dans une récente interview.
L’institution investira également 1,25 milliard USD pour la méga-mine de cuivre-or Reko Diq au Pakistan, ainsi que dans plusieurs opérations à venir sur les minéraux critiques, de « montants bien supérieurs » au prêt accordé au Pakistan.
La banque confirme par ailleurs être en discussions avancées pour des investissements dans l’énergie nucléaire en Europe du Sud-Est, avec des groupes américains tels que Westinghouse, spécialisée dans l’énergie nucléaire.



