Vendredi 18 septembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

Le Nigeria prêt à relancer la taxe sur les télécommunications

Le gouvernement fédéral du Nigeria a dévoilé une série de stratégies visant à accroître ses recettes, notamment en négociant un nouvel emprunt de 750 millions USD auprès de la Banque mondiale (BM). Parmi ces mesures figure la réintroduction de la taxe sur les télécommunications et d’autres initiatives budgétaires précédemment suspendues. L’initiative s’inscrit dans le cadre…

Bola Tinubu, ici le 1er mars 2023 à Abuja, au Nigeria. © AP

Le gouvernement fédéral du Nigeria a dévoilé une série de stratégies visant à accroître ses recettes, notamment en négociant un nouvel emprunt de 750 millions USD auprès de la Banque mondiale (BM). Parmi ces mesures figure la réintroduction de la taxe sur les télécommunications et d’autres initiatives budgétaires précédemment suspendues.

L’initiative s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités nigérianes d’augmenter les recettes non pétrolières et à protéger les recettes pétrolières et gazières, selon le plan d’engagement des parties prenantes pour le Nigeria, qui lie le pays à la Banque mondiale.

Dans un document publié sur son site web, la Banque mondiale indique que le pays d’Afrique de l’ouest pourrait réintroduire des taxes sur les télécommunications, des prélèvements sur les transactions de monnaie électronique et d’autres mesures fiscales.

« L’introduction des nouvelles mesures relatives aux recettes nécessitera l’application des mécanismes de réglementation existants au sein de ces institutions. Les institutions concernées sont la Commission nigériane de la communication et la Banque centrale du Nigeria », note le document.

Cet appui de 750 millions USD, initialement proposé en 2021, viendra s’ajouter à une contribution du gouvernement estimée à 1,17 milliard USD par le biais du budget annuel.

A noter que l’accise sur les services de télécommunications avaient été suspendu en  juillet 2023 par le président Bola Tinubu qui avait décidé de suspendre les frais d’ajustement de la taxe à l’importation sur certaines voitures ainsi que le droit d’accise de 5% sur les télécommunications.

Les secteurs touchés comprennent les fabricants de biens tels que les boissons alcoolisées, les produits du tabac, les boissons sucrées, les fournisseurs de services de télécommunications et de services bancaires, ainsi que le grand public, les importateurs et les commerçants internationaux.

Financial Afrik Premium