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Le Maroc conserve sa notation souveraine « BBB-/A-3 » avec perspective stable, malgré les risques liés au conflit au Moyen-Orient (S&P Global Ratings) 

Dans un rapport daté du 27 mars 2026, S&P Global Ratings reconduit le note « BBB-/A-3 » du Maroc avec perspective stable, malgré les risques liés au conflit au Moyen-Orient . L’agence  estime que l’économie du royaume  dispose de fondamentaux solides et de marges de résilience suffisantespour absorber les chocs externes, notamment la hausse des prix de l’énergie, les perturbations commerciales…

Le Maroc, pays d'Afrique du Nord situé sur le littoral de l'Atlantique et de la Méditerranée. © DR

Dans un rapport daté du 27 mars 2026, S&P Global Ratings reconduit le note « BBB-/A-3 » du Maroc avec perspective stable, malgré les risques liés au conflit au Moyen-Orient . L’agence  estime que l’économie du royaume  dispose de fondamentaux solides et de marges de résilience suffisantespour absorber les chocs externes, notamment la hausse des prix de l’énergie, les perturbations commerciales et le ralentissement de la demande européenne. La croissance reste robuste, soutenue par une reprise agricole, le dynamisme du tourisme et des réformes structurelles en cours. 

S&P souligne toutefois que le Maroc demeure exposé à plusieurs vulnérabilités majeures, notamment sa forte dépendance aux importations d’hydrocarbures, les pressions inflationnistes et les risques de perturbation des chaînes d’approvisionnement, en particulier pour le soufre, essentiel à la production d’engrais. 

Dans ce contexte, l’agence anticipe une croissance moyenne du PIB réel de 4,4 % entre 2026 et 2029, portée par les réformes pro-business, les investissements dans les infrastructures et la montée en puissance de secteurs clés comme l’automobile, l’aéronautique, les phosphates ou encore le numérique. 

La conjoncture récente confirme cette trajectoire. En 2025, la croissance a atteint 4,8 %, au-dessus des prévisions, grâce à la performance combinée de l’agriculture, de l’industrie, de la construction et de l’électricité. Le tourisme, avec près de 20 millions de visiteurs, constitue également un moteur essentiel, représentant environ 8 % du PIB

Par ailleurs, la situation hydrique s’améliore nettement après plusieurs années de sécheresse, avec des réserves d’eau atteignant 72 % de capacité, favorisant un rebond agricole à court terme. 

Sur le plan budgétaire, les réformes fiscales et la hausse des recettes devraient permettre une réduction progressive du déficit vers 3 % du PIB, même si les dépenses sociales et les investissements publics continueront de peser. 

En externe, les réserves de change – proches de 50 milliards de dollars – et une ligne de crédit du FMI de 4,5 milliards de dollars offrent des amortisseurs significatifs face aux chocs. 

Malgré ces atouts, S&P met en garde contre des risques baissiers persistants, notamment une hausse prolongée des prix de l’énergie, un ralentissement en Europe ou des tensions commerciales. À l’inverse, une amélioration plus rapide de la croissance ou des finances publiques pourrait conduire à une révision à la hausse de la notation.

En toile de fond, les autorités poursuivent un agenda de réformes visant à réduire le chômage, élargir la base fiscale et améliorer l’accès aux services sociaux, dans un contexte marqué par des défis structurels tels que les inégalités territoriales et le poids de l’informel.

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