Dans le cadre de sa stratégie visant à reprendre le contrôle de ses ressources minières, le gouvernement malien a annoncé, ce mercredi 5 mars 2025, la suspension de la délivrance des permis d’exploitation artisanale aux opérateurs de nationalité étrangère. Selon les autorités, cette mesure a pour objectif de protéger les ressources naturelles du pays et d’assurer la sécurité sur les sites miniers.
Cette décision fait suite à une série d’incidents tragiques survenus sur les sites d’orpaillage de Kokoyo, dans la région de Kangaba, le 29 janvier 2025, et de Bilalikoto, à Kéniéba, le 14 février 2025. Ces événements ont conduit le Colonel Assimi Goïta à d’interdire l’accès des mines artisanales aux candidats étrangers.
Par ailleurs, le Mali prévoit de réviser certaines lois afin de faciliter la récupération des équipements liés à l’orpaillage, qui seront intégrés au patrimoine de l’État. Les autorités maliennes ont ainsi saisi l’opportunité des incidents tragiques survenus dans les Mines pour imposer un protectionnisme sur l’exploitation artisanale locale.
Les autres pays de la sous-région, confrontés à des problématiques similaires concernant l’exploitation artisanale, vont-ils adopter une réciprocité ou s’inspirer du souverainisme malien ? Wait and see.



