La Fondation Bill & Melinda Gates a exhorté les dirigeants mondiaux à augmenter les dépenses mondiales en santé, dans son 8e rapport annuel Goalkeepers publié, ce mardi 17 septembre, publié depuis Seattle.
Intitulé « La course pour nourrir un monde qui se réchauffe », ce rapport prévoit que sans une action mondiale immédiate, « le changement climatique condamnera 40 millions d’enfants supplémentaires à un retard de croissance et 28 millions d’autres à l’émaciation entre 2024 et 2050 ». Raison pour laquelle la Fondation appelle à des financements ciblés pour sauver des millions d’enfants de la malnutrition
Se référant à la déclaration 2023 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) selon laquelle 148 millions d’enfants souffriront d’un retard de croissance, ce qui leur empêchera d’atteindre leur plein potentiel mental ou physique, le rapport soutient que 45 millions d’enfants souffriront d’émaciation, un état dans lequel les enfants deviendront faibles et émaciés, les exposant à un risque beaucoup plus élevé de retard de développement et de décès.
« Aujourd’hui, le monde est confronté à plus de défis que jamais dans ma vie d’adulte : inflation, dette, nouvelles guerres. Malheureusement, l’aide ne suit pas le rythme de ces besoins, en particulier dans les régions qui en ont le plus besoin… Je pense que nous pouvons donner un second souffle à la santé mondiale, même dans un monde où des défis concurrentiels obligent les gouvernements à restreindre leurs budgets. », indique Bill Gates, auteur du rapport.
Le milliardaire, également coprésident de la Fondation Bill et Melinda Gates, appelle à maintenir le financement de la santé mondiale, à répondre immédiatement à la menace croissante de la malnutrition infantile en soutenant le Fonds pour la nutrition infantile, une nouvelle plateforme qui coordonne le financement des donateurs pour la nutrition, et à financer intégralement par les gouvernements les institutions établies qui ont prouvé leur efficacité pour protéger des millions de vies chaque année.
Le rapport met également en lumière les coûts économiques catastrophiques de la malnutrition et présente des solutions qui peuvent contribuer à les atténuer. Selon la Banque mondiale, le coût de la dénutrition s’élève à 3 000 milliards USD en perte de productivité chaque année, car la malnutrition affaiblit les capacités physiques et cognitives des individus. Dans les pays à faible revenu, cette perte va de 3 à 16 % (ou plus) du PIB, ce qui équivaut à une récession mondiale permanente du niveau de 2008 chaque année.



