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L’Algérie confie un projet de 437 millions USD au chinois Sinopec pour doper la production d’essence

L’Algérie franchit un nouveau cap dans sa stratégie d’industrialisation énergétique. La Sonatrach, la compagnie nationale, a en effet signé, le 17 novembre 2025, un contrat EPCC de 437 millions USD avec le chinois Sinopec Guangzhou Engineering pour la construction d’une unité d’hydrotraitement de naphta lourd au sein de la raffinerie d’Arzew. Ce projet, d’une superficie…

La China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec) est un groupe pétrolier et chimique chinois. Illustration © DR

L’Algérie franchit un nouveau cap dans sa stratégie d’industrialisation énergétique. La Sonatrach, la compagnie nationale, a en effet signé, le 17 novembre 2025, un contrat EPCC de 437 millions USD avec le chinois Sinopec Guangzhou Engineering pour la construction d’une unité d’hydrotraitement de naphta lourd au sein de la raffinerie d’Arzew. Ce projet, d’une superficie de 5 hectares et à réaliser sur 30 mois, constitue l’un des investissements les plus structurants du pays dans le raffinage depuis une décennie.

Selon la Sonatrach, cette nouvelle infrastructure permettra de traiter 738 000 tonnes de naphta lourd par an, un volume suffisant pour porter la capacité annuelle d’essence de la raffinerie d’Arzew de 550 000 à 1,2 million de tonnes. Pour Alger, l’enjeu est double : renforcer l’autosuffisance atteinte depuis 2020 et accroître les marges d’exportation dans un contexte de demande internationale soutenue en carburants.

L’hydrotraitement, qui permet de purifier le naphta et de produire une essence de haute qualité via le reformage catalytique, représente un saut technologique pour l’industrie nationale. « Ce projet s’inscrit dans notre programme de développement visant à moderniser et renforcer nos capacités de raffinage », a souligné le PDG de Sonatrach, Noureddine Daoudi.

Avec cinq raffineries totalisant 27 millions de tonnes de capacité annuelle, complétées par une unité de traitement de condensats de 5 millions de tonnes, Sonatrach couvre déjà entièrement les besoins du marché local. L’ajout de cette nouvelle unité ouvre la voie à des exportations accrues de produits raffinés tels que le naphta, le fuel-oil ou les aromatiques.

Pour Sinopec, ce contrat confirme la montée en puissance des partenariats sino-africains dans les infrastructures énergétiques de haute technologie. Pour Sonatrach, il marque une étape décisive vers un repositionnement stratégique sur les marchés régionaux du raffinage.

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