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L’Afrique du Sud annonce un projet pour renforcer l’assurance contre les catastrophes naturelles

Le Trésor national sud-africain a annoncé, le 1er août 2025, le lancement, d’ici la fin du troisième trimestre 2025, d’un projet pilote en collaboration avec les municipalités afin d’évaluer la structure et la tarification de produits d’assurance destinés à couvrir les risques liés aux catastrophes naturelles. Dans ce cadre, deux documents ont été publiés pour…

Le Trésor national sud-africain a annoncé, le 1er août 2025, le lancement, d’ici la fin du troisième trimestre 2025, d’un projet pilote en collaboration avec les municipalités afin d’évaluer la structure et la tarification de produits d’assurance destinés à couvrir les risques liés aux catastrophes naturelles. Dans ce cadre, deux documents ont été publiés pour améliorer l’approche du pays en matière d’assurance contre les catastrophes, en favorisant une plus grande implication du secteur privé.

Ces documents présentent, d’une part, une stratégie nationale de gestion des risques de catastrophe et, d’autre part, les résultats d’une enquête sur l’expérience des municipalités dans ce domaine. Des résumés de ces documents figurent dans le rapport budgétaire 2025.

Dans un communiqué, le Trésor souligne que, bien que l’assurance des biens soit largement accessible en Afrique du Sud, les couvertures les plus complètes — incluant les tremblements de terre, vents violents, inondations, grêle, glissements et affaissements de terrain — restent principalement souscrites par les ménages à revenus moyens et élevés. Cette tendance se reflète également dans d’autres segments, comme l’assurance agricole, majoritairement réservée aux agriculteurs commerciaux. La majorité des infrastructures publiques ne sont pas assurées, représentant ainsi un risque financier important pour l’État.

Le communiqué précise également que certaines grandes villes, telles que Le Cap et eThekwini, disposent de mécanismes mutualisés d’assurance municipale. Toutefois, la portée de ces couvertures demeure limitée, en raison notamment de la qualité insuffisante des données et du manque de registres fiables sur l’entretien des infrastructures. Le Trésor y voit une opportunité de renforcer ces dispositifs afin d’étendre la couverture aux actifs publics majeurs. Il estime que le marché sud-africain de l’assurance non-vie présente un potentiel considérable pour améliorer la gestion des risques en transférant certaines responsabilités financières hors du budget public.

Vers une collaboration public-privé accrue

La prochaine étape consistera en une concertation entre le gouvernement et le secteur de l’assurance, notamment autour du potentiel des assurances paramétriques pour renforcer la gestion des risques de catastrophe. L’assurance paramétrique, basée sur des indices (par exemple, un niveau de précipitations ou un seuil de température), prévoit des indemnisations automatiques dès lors qu’un événement climatique prédéfini se produit. Ce type de couverture est de plus en plus utilisé par les gouvernements, les municipalités et les ménages pour se prémunir contre les risques climatiques.

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