La Société financière internationale (SFI) et Bank of Africa (BOA) ont scellé un partenariat pour un appui de 70 millions d’euros en faveur des PME, qui constituent l’un des fers de lance de la filiale du groupe BMCE. Les documents ont été paraphés par le directeur régional de la SFI pour l’Afrique de l’ouest, Olivier Buyoya, et le directeur général de BOA, Amine Bouabid, le 3 avril 2023 en marge de la présentation du bilan des 6 filiales du groupe de l’Uemoa à Abidjan.
Ce montant, indique-t-on, permettra à la banque d’accroître le volume de ses prêts aux entreprises, notamment celles détenues par des femmes au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, à Madagascar, au Mali, au Niger, en Tanzanie et au Togo.
Performances
En ce qui concerne ses performances, le groupe indique avoir réalisé un total bilan de 10,279 milliards d’euros en 2022 contre 9,406 milliards d’euros en 2021. Une croissance de 9,3% tirée par les crédits soutenus par un encours en progression de plus de 12% en une année pour franchir la barre des 5 milliards d’euros. A ces performances, il faut ajouter les dépôts à la clientèle qui se situent désormais à 7,695 milliards d’euros en 2022 contre 7,006 milliards d’euros en 2021, soit une progression de 9,8% par rapport à l’année précédente.
Selon le directeur général du groupe, ces résultats sont à saluer au regard du contexte de la crise russo-ukrainienne, le service de la dette qui pose des inquiétudes, « le resserrement de la liquidité », et la crise économique au Ghana. Ainsi que les situations de transition et de coup d’Etat respectivement au Mali et au Burkina Faso.
Contexte « peu favorable »
« En dépit de ce contexte peu favorable, le groupe a affiché de très bonnes performances au titre de l’exercice 2022, tant sur le plan commercial que financier. Grâce à un résultat brut d’exploitation en progression de 19% et à une amélioration du coût du risque (-12%) le RNPG a fait un bon de 29,5% pour atteindre 136 millions d’euros », note Bank of Africa.
Pour le groupe marocain, l’activité bancaire a connu une embellie, marquée par une hausse 12,8% du Produit net bancaire (PNB), soit un montant de 681 millions d’euros en 2022 contre 604 millions d’euros en 2021, consécutif à l’amélioration des marges d’intermédiation et la performance des commissions des opérations de change.



