Or : ~ 4 000 USD/oz (≈4 000). Zinc : ~ 3 055 USD/tonne (~3 054). Minerai de fer : ~ 105 USD/tonne. Aluminium : ~ 2 892 USD/tonne (~2 892). Cuivre : ~ 5,0878 USD/lb. Lithium : ~ 80 550 CNY/tonne (~11 000 USD/tonne).
Le gouvernement malien a révoqué plus de 90 permis d’exploration minière, y compris ceux détenus par des filiales de compagnies internationales, en invoquant la non‑conformité aux nouvelles exigences légales. L’arrêté cité par plusieurs médias est le n° 2025-4743/MM-SG daté du 13 octobre 2025, signé par le ministre des Mines Amadou Keïta. Les motifs généraux invoqués sont la non-conformité aux obligations légales et contractuelles (dossiers non fournis, non-respect des échéances de travaux, manquements administratifs). Parmi les entités concernées, Wafi Mining SARL qui exploitait un permis aurifère à Kondoya, cercle de Kéniéba aux motifs de non-conformité aux obligations légales/contractuelles. Egalement concernées, Africa Mining SARL — permis à Solabougouda (Bougouni), Approvisionnement et Distribution SARL — permis à Farabalé (Bougouni), ALBAB Mining SARL — 2 permis de recherche de manganèse (groupe 3), Tassiga Nord et Tassiga Sud (Ansongo), Singking Mines du Mali SARL — permis de recherche d’uranium (groupe 4) à Arafat-Sud (Kidal) ainsi que les filiales Filocales de Harmony Gold, IAMGOLD, Cora Gold, Birimian Gold, Resolute Mining. Rappelons que le Mali est actuellement dans une procédure de résolution des différends avec l’opérateur Barrick Mining. Il s’agit d’un différend néde l’application du nouveau code minier (2023–2024) autour de la fiscalité, du partage État/compagnie et de la gouvernance du complexe Loulo–Gounkoto. La requête d’arbitrage déposée fin 2024, a vu sa procédure démarrer fin mai 2025. Courant octobre, le CIRDI a rejeté la demande d’accélération introduite par Barrick.
Le Ghana a lancé un audit majeur de son secteur minier (grands producteurs d’or) pour accroître transparence, conformité et captation de valeur nationale. Les exploitants miniers doivent soumettre dix ans de registres de production, trois ans de documents financiers, l’ensemble des permis, les stocks et les manifestes d’expédition d’ici le 31 octobre. Le dernier audit du secteur minier ghanéen remonte à 2015, avec l’aide d’enquêteurs externes, mais certaines entreprises avaient contesté les conclusions, selon une source proche du dossier.
Le gouvernement du Botswana impose désormais une règle de participation locale obligatoire de 24 % pour les nouvelles concessions minières si l’État ne prend pas directement la participation. L’annonce a été faite le 10 octobre par le ministère des Minéraux et de l’Énergie, marquant une étape majeure dans la stratégie du pays visant à renforcer la participation nationale dans le secteur extractif. Cette mesure, proposée initialement en 2024 dans le cadre de la réforme de la loi sur les mines et les minéraux, entre en vigueur depuis le 1er octobre 2025. Jusqu’à présent, la législation accordait au gouvernement le droit d’acquérir jusqu’à 15 % du capital dans tout projet minier, avec des dispositions spécifiques lui permettant d’obtenir une part plus importante dans les projets liés au diamant, ressource emblématique du pays.
La Côte d’Ivoire a attribué 11 nouveaux permis d’exploration pour l’or, le cuivre et le cobalt à des sociétés locales et étrangères, afin de dynamiser son secteur minier émergent. Huit de ces autorisations concernent l’exploration aurifère, notamment pour Resolute Exploration Côte d’Ivoire, en charge du projet Doropo dans le nord du pays, et Tieto Minéral, qui exploite la mine d’or d’Abujar à l’ouest d’Abidjan. Trois autres permis visent la recherche de chrome, manganèse, nickel, cobalt et cuivre. La production d’or ivoirienne est passée de 10 tonnes en 2012 à 58 tonnes en 2024, et devrait atteindre 62 tonnes en 2025, selon le ministre des Mines, Mamadou Sangafowa Coulibaly. Cette progression est portée par l’ouverture de nouveaux sites, comme Lafigué, exploité par Endeavour Mining. Le gouvernement vise une production annuelle de 100 tonnes d’ici 2030.



